Lyon : un couple arrêté dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque
Un couple a été arrêté mercredi 18 février au matin à Lyon, dans le cadre de l'enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, portant ainsi à 11 le nombre de personnes placées en garde à vue dans ce dossier. Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a confirmé cette information, initialement rapportée par BFM-TV.
Les détails des arrestations
L'homme, soupçonné d'avoir un lien direct avec les violences ayant conduit au décès, et sa compagne, suspectée de l'avoir aidé à se soustraire à la justice, ont été interpellés dans le cadre de l'enquête pour homicide volontaire. Cette arrestation fait suite à une première vague d'interpellations mardi soir, entre 18 et 21 heures, lors d'opérations coordonnées menées dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne.
Parmi les neuf personnes arrêtées lors de ces opérations figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Ce dernier a indiqué avoir engagé les procédures pour mettre fin à son contrat. Sur ces neuf individus, six sont soupçonnés d'avoir participé aux violences et trois de leur avoir apporté un soutien, selon une source proche du dossier.
Contexte de l'affaire
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a été frappé jeudi soir par plusieurs personnes cagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il était présent pour assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.
Les onze personnes actuellement en garde à vue sont entendues par les enquêteurs, avec une durée pouvant aller jusqu'à quatre-vingt-seize heures. Certaines d'entre elles font l'objet de fiches S, émises par le renseignement intérieur pour recenser les individus potentiellement dangereux pour la sécurité nationale, selon une autre source proche de l'enquête.
Cette affaire met en lumière les tensions politiques et les violences associées aux mouvements extrémistes, avec des implications pour la classe politique, notamment LFI, déjà sous pression dans ce contexte.



