Coupe du monde 2026 : à Vancouver, les sans-abri redoutent une opération place nette
Coupe du monde 2026 : les sans-abri de Vancouver inquiets

À Vancouver, à l'approche de la Coupe du monde de football 2026, les associations d'aide aux sans-abri tirent la sonnette d'alarme. Elles redoutent une opération « place nette » visant à expulser les personnes vivant dans la rue pour offrir une image plus présentable de la ville aux visiteurs et aux caméras du monde entier.

Un précédent inquiétant

Ce scénario n'est pas nouveau. Lors des Jeux olympiques d'hiver de 2010, déjà à Vancouver, des milliers de sans-abri avaient été déplacés de force. Aujourd'hui, avec la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les craintes sont les mêmes. Les associations dénoncent une « stratégie de nettoyage social » qui consiste à cacher la pauvreté plutôt qu'à la résoudre.

Des chiffres alarmants

Selon un rapport récent, le nombre de sans-abri à Vancouver a augmenté de 20 % depuis 2020, atteignant près de 3 000 personnes. La crise du logement, l'inflation et la toxicomanie aggravent la situation. Les refuges sont saturés, et les places disponibles sont insuffisantes. Les associations estiment que des centaines de personnes pourraient être déplacées si une opération d'envergure était menée.

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« Nous avons déjà vu ce film. En 2010, des gens ont été expulsés de leurs tentes sous prétexte de sécurité, et beaucoup se sont retrouvés sans solution », explique Sarah Thompson, directrice d'une association locale. « Aujourd'hui, avec la Coupe du monde, la pression est encore plus forte. Les autorités veulent une ville impeccable, mais au détriment des plus vulnérables. »

Les autorités se défendent

De leur côté, les autorités municipales assurent qu'aucune expulsion massive n'est prévue. « Nous travaillons avec les associations pour trouver des solutions durables », déclare un porte-parole de la ville. « Notre objectif est d'offrir un hébergement digne à tous, pas de chasser les gens. » Cependant, les associations restent sceptiques, pointant du doigt le manque de moyens et de volonté politique.

Des actions de protestation

Pour se faire entendre, plusieurs organisations prévoient des manifestations et des campagnes de sensibilisation dans les mois à venir. Elles demandent un moratoire sur les expulsions et un plan d'urgence pour le logement. « Nous ne laisserons pas la Coupe du monde servir de prétexte pour marginaliser davantage les plus pauvres », prévient Sarah Thompson.

La Coupe du monde 2026, qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet, attirera des millions de visiteurs. Vancouver accueillera plusieurs matchs, et les regards seront braqués sur la ville. Mais pour les associations, l'événement ne doit pas être une vitrine qui cache la réalité sociale. « Une ville qui se veut accueillante ne peut pas ignorer ses citoyens les plus vulnérables », conclut-elle.

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