Compagne de Théo Hernandez : « Si tu voles, on te coupe les mains »
Compagne de Théo Hernandez : « Si tu voles, on te coupe les mains »

Zoé Cristofoli, la compagne du footballeur Théo Hernandez, a suscité de vives réactions sur Instagram après les émeutes du samedi 17 octobre en Europe. Suivie par plus d'un million d'abonnés, l'Italienne installée en Arabie saoudite a salué la sévérité des lois locales face aux 2 400 arrestations en France, tout en se défendant de toute accusation de racisme.

Des propos choc sur les réseaux sociaux

Choquée par les débordements survenus en marge des rassemblements contre la vie chère, Zoé Cristofoli a pris la parole sur les réseaux sociaux. La compagne de l'international français, installé au Moyen-Orient depuis plus d'un an, a notamment exprimé son soulagement de vivre en Arabie saoudite. « Heureuse de vivre en Arabie saoudite, où si tu voles ton prochain, on te coupe les mains », a-t-elle écrit dans une story accompagnée d'une vidéo montrant une commerçante tentant de protéger son établissement contre des pillards.

Elle a ensuite durci le ton : « Au début, je me disais : n'est-ce pas excessif ? Aujourd'hui, je pense qu'il n'y a pas d'autre choix pour calmer certains animaux. Aucune circonstance atténuante pour ces êtres ignobles ; la seule solution, c'est dehors. »

« Je ne suis pas raciste »

Les propos de la mannequin et entrepreneuse italienne ont entraîné des réactions sur les réseaux sociaux. Sollicitée par un internaute l'encourageant à rester en Arabie saoudite, elle a répondu vouloir y demeurer aussi longtemps que possible, si Dieu le veut, tout en revendiquant son attachement à ses origines. Zoé Cristofoli a également tenu à se défendre de toute accusation de racisme. « Je ne suis pas raciste et je ne le serai jamais », a-t-elle assuré.

Évoquant les affrontements et les images de violences observés en Italie, en France et dans d'autres pays européens, elle a estimé qu'il ne suffisait pas de commenter les événements sans chercher à en comprendre les causes. « La violence n'est jamais justifiable », a-t-elle rappelé, invitant ses abonnés à s'interroger sur les raisons de ces débordements. « Se poser ces questions ne signifie pas être raciste. Cela signifie vouloir comprendre un problème avant qu'il ne prenne encore plus d'ampleur. Car ignorer un problème ne le fera pas disparaître. Aujourd'hui, qu'en sera-t-il demain ? », a-t-elle conclu.

Des violences en France et en Italie

En France, entre 500 000 et 800 000 personnes ont participé aux manifestations du samedi 17 octobre. Si de nombreux cortèges se sont déroulés sans incident, des dégradations ont été signalées en marge des rassemblements. Les forces de l'ordre ont procédé à près de 2 400 interpellations. L'Italie a également été confrontée à des épisodes de violences. À Milan, capitale économique du pays, des affrontements entre des jeunes et la police se sont poursuivis dimanche pour la deuxième journée consécutive. Des bouteilles ont été lancées et des commerces vandalisés dans le secteur central de la cathédrale. Plus de 200 personnes avaient été interpellées depuis samedi dans la ville.

Face à cette situation, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a convoqué une réunion consacrée à la sécurité pour le lundi suivant. Les déclarations de Zoé Cristofoli interviennent dans ce contexte tendu, alors que les autorités françaises et italiennes cherchent à endiguer les violences urbaines.