Cogolinois condamné à 18 mois pour messages sexuels à un ado
Cogolinois condamné pour messages sexuels à un ado de 15 ans

Le tribunal correctionnel de Draguignan a condamné un habitant de Cogolin, âgé de 28 ans, à 18 mois d'emprisonnement ferme pour avoir adressé 27 messages à caractère sexuel à un adolescent de 15 ans via Instagram. Les faits se sont déroulés au printemps, sur une période d'un mois et demi. À sa sortie de détention, le prévenu devra respecter un sursis probatoire renforcé de six mois incluant une obligation de soins psychiatriques.

Des messages explicites et non sollicités

Les messages, qualifiés de « trop crus » par le tribunal, étaient destinés à Hector (prénom modifié), un adolescent de 15 ans. Ce dernier n'avait jamais sollicité ces échanges et n'y a jamais répondu. « C'est lui qui m'a contacté sur les réseaux sociaux la première fois, se défend le jeune homme devant le tribunal. Je ne voulais pas qu'il me suive. Je lui ai dit de me bloquer. » L'adolescent, choqué, s'est vu attribuer dix jours d'incapacité totale de travail (ITT).

Un prévenu en proie à des troubles psychiques

Jonathan R., le prévenu, a reconnu les faits et exprimé son mal-être : « Je n'ai pas l'impression d'appartenir à ce monde, soupire-t-il en se triturant les mains. Je ne sais pas ce qui ne va pas chez moi… Je me demande parfois si j'ai le droit de vivre. » Dépressif et dépendant au Subutex, au Valium et à l'alcool, il affirme ne garder « aucun souvenir de l'année écoulée ». Il assure n'avoir « jamais envisagé » de passer à l'acte malgré ses propositions équivoques.

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Le psychiatre expert a diagnostiqué des « troubles psychotiques en lien avec sa polytoxicomanie grave et ancienne » et retenu une altération du discernement. Le procureur Alexandre Apel a souligné le danger : « Il est peut-être altéré, mais il est aussi dangereux. Ces messages sont perturbants et répétés. Il a développé une obsession. Je le crois capable de passer à l'acte. »

Une peine adaptée à la gravité des faits

Le prévenu a lui-même reconnu son besoin d'encadrement : « J'ai besoin de structure, la prison en est une. » Outre les 18 mois d'emprisonnement ferme, le tribunal a ordonné une interdiction définitive d'exercer toute activité en contact avec des mineurs. À sa libération, Jonathan devra suivre un suivi psychiatrique dans le cadre d'un sursis probatoire renforcé de six mois.

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