Béziers : 5 ans de prison pour un trafiquant récidiviste
Béziers : 5 ans ferme pour un trafiquant récidiviste

Le tribunal correctionnel de Béziers a condamné, lundi 19 octobre, un homme de 46 ans à cinq ans de prison ferme et à une interdiction définitive du territoire français, après le démantèlement d'un point de deal en plein centre-ville de Béziers. Le prévenu, un Espagnol, a été interpellé le 16 octobre, arme chargée à la main, lors d'une opération de police menée rue des Petits Champs, non loin des allées Paul-Riquet.

Un casier judiciaire chargé

L'homme, déjà condamné pour meurtre en 1999 à 15 ans de réclusion, avait également été condamné à huit ans de prison pour un refus d'obtempérer et des violences avec armes lors d'une importation de stupéfiants entre Perpignan et Béziers en 2019. Son casier judiciaire n'a pas plaidé en sa faveur, ce qui explique la lourde peine prononcée à son encontre, ainsi que l'interdiction définitive du territoire français, peine obligatoire en pareil cas.

Une surveillance policière depuis le début du mois d'octobre

Depuis le début du mois d'octobre, les policiers du commissariat de Béziers ont surveillé ce point de deal situé rue des Petits Champs. De nombreuses personnes ont été aperçues en train de taper à la porte, d'entrer dans le bâtiment, puis d'en ressortir quelques minutes plus tard. De la cocaïne a même été saisie dans les poches d'un consommateur interpellé après s'être rendu sur place.

L'interpellation et les aveux du prévenu

Le 16 octobre, les forces de l'ordre ont pénétré de force à l'intérieur du point de deal, où se trouvait le prévenu, arme chargée à la main. Il a rapidement relâché l'arme en comprenant qu'il avait face à lui des policiers et non des trafiquants de drogue. Près de 540 euros ont été retrouvés sur lui et à l'intérieur de l'appartement, ainsi que cinq grammes de cocaïne et 48 grammes de résine de cannabis. Lors de son audition, le prévenu a déclaré : « Je reconnais tous les faits, j'ai fait le con. J'ai accepté de travailler pour ces personnes car tout le monde connaît mon passé à Béziers. Depuis ma sortie de détention, il y a un an et demi, je n'ai pas trouvé de boulot. Je dormais dans la rue et ils sont venus me proposer ça, j'ai craqué. »