Un drame en quelques heures
Amaya, une petite fille née prématurément, est morte moins de 24 heures après sa naissance en Belgique, après avoir contracté une bactérie lors de l’accouchement. Ses parents s’interrogent sur une possible défaillance médicale. Amaya n’a vécu qu’un jour et vingt minutes. Née le 27 avril à l’hôpital de Knokke-Heist, en Belgique, la petite fille est décédée le lendemain au CHU de Gand, après avoir été transférée dans trois établissements différents en moins de 24 heures.
Le témoignage des parents
Ses parents, Caro Thoon, 24 ans, et Maxime Schoolaert, 27 ans, racontent au média Het Laatste Nieuws (HLN) être passés "du bonheur absolu au pire des drames". La jeune mère devait accoucher prématurément à 36 semaines après la détection d’une cholestase gravidique, une maladie rare du foie pouvant la mettre en danger ainsi que son enfant.
"Sa respiration était un peu étrange"
L’accouchement se déroule d’abord normalement. À 14 h 10, Amaya naît et rejoint rapidement ses parents. Mais très vite, le couple remarque une respiration inhabituelle chez le nourrisson : "Sa respiration était un peu étrange. On nous a dit que ce n’était rien d’inquiétant", explique son père. Quelques heures plus tard pourtant, l’état d’Amaya se dégrade. Placée en couveuse, elle est transférée dans la nuit à l’hôpital de Bruges, puis au CHU de Gand. Là-bas, les médecins lui diagnostiquent une infection aux streptocoques du groupe B (GBS), une bactérie présente chez environ 20 % des femmes enceintes.
"J’ai vu dans mon dossier médical qu’un test rapide GBS avait été réalisé avant l’accouchement, mais le résultat était négatif", explique la mère. "Je n’ai donc jamais reçu d’antibiotiques".
"Des erreurs ont-elles été commises ? Nous pensons que oui"
Après plusieurs examens, les médecins annoncent aux parents que le cerveau d’Amaya est resté trop longtemps privé d’oxygène : "Ils ne voulaient même plus nous laisser le choix. Cela veut tout dire", confie le couple. Caro et Maxime ont accompagné leur fille jusqu’à son dernier souffle : "Nous lui avons dit à quel point elle était belle. Et nous lui avons dit au revoir".
Ils envisagent désormais de saisir le service de médiation de l’hôpital, considérant que la mort de leur enfant aurait pu être évitée si la bactérie avait été détectée plus tôt : "Des erreurs ont-elles été commises ? Nous pensons que oui". L’établissement AZ Zeno affirme de son côté que "le déroulement des événements est analysé en profondeur avec toutes les parties concernées".



