Pengo Bossio Wangi, 26 ans, combattant amateur de MMA qui rêvait de passer professionnel, a été tué par balles vendredi 23 octobre 2026 à Trappes, dans les Yvelines, lors d'une attaque à caractère raciste présumé. L'assaillant présumé, Kévin T., 39 ans, a également blessé cinq autres personnes, dont une fillette de 12 ans grièvement touchée à La Verrière alors qu'elle se rendait à la piscine. Un proche du suspect a été placé en garde à vue.
Un combattant prometteur et apprécié
Originaire de Poissy, Pengo Bossio Wangi s'entraînait plusieurs fois par semaine à la Atch Academy d'Aubervilliers, un club fréquenté notamment par le champion Salahdine Parnasse, selon L'Équipe. Le jeune homme combattait dans les catégories des poids welters (-77 kg) et moyens (-84 kg), avec un bilan de trois victoires et quatre défaites. Mais au-delà de ses performances sportives, c'est surtout sa personnalité que retiennent ceux qui l'ont côtoyé.
« Il avait toujours le sourire et parlait à tout le monde », raconte au Parisien Stéphane « Atch » Chaufourier, fondateur du club. « Tout le monde est choqué, on le connaissait très bien. Il était au mauvais endroit au mauvais moment », confient des membres de son encadrement à L'Équipe. Sur Instagram, la Atch Academy lui a rendu un hommage poignant : « Pengo faisait partie des nôtres ». Un jeune homme « présent, respectueux, toujours prêt à pousser les autres vers le haut ».
Une attaque planifiée et des réactions politiques
Le suspect, Kévin T., aurait ciblé des personnes en raison de leur origine ou de leur religion supposée, tirant en rafales depuis sa voiture à Trappes et La Verrière. Interpellé à Coignières, il avait également piégé son appartement avec trois bouteilles de gaz, selon le parquet national antiterroriste, saisi de l'enquête. Un de ses proches directs a été placé en garde à vue.
De son côté, Emmanuel Macron a dénoncé un « attentat terroriste, raciste ». « C'est un tournant parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne », a affirmé le président de la République, en déplacement à Trappes. Cette référence à une « première fois » a déclenché une polémique.
Polémique autour de la « première fois » et hommages
Plusieurs responsables politiques, dont Jordan Bardella et Jérôme Guedi, ainsi que le Crif, ont rappelé les précédents attentats visant des personnes en raison de leur religion, notamment ceux de Mohamed Merah en 2012 et de l'HyperCacher en 2015. L'Élysée a précisé que le président évoquait le premier attentat raciste fondé sur la couleur de peau. Emmanuel Macron a ensuite assuré qu'« aucune douleur ne doit être hiérarchisée », relate Le Monde.
La mort de Pengo Bossio Wangi a provoqué une vive émotion au sein de son club, la Atch Academy, qui a salué sa mémoire. L'enquête, confiée au parquet national antiterroriste, se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de cette attaque et l'éventuelle implication d'autres personnes.