Assaut du RAID à La Réunion : un homme retenant son ex-compagne tué
Assaut du RAID à La Réunion : un homme retenant son ex-compagne tué

Un homme qui séquestrait son ex-compagne sous la menace d’un couteau est mort lundi 6 mai lors de l’assaut donné par le RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) à Saint-Pierre de La Réunion. Les faits se sont déroulés dans la nuit de dimanche à lundi dans le quartier populaire de Bois d’Olives, situé dans le sud de l’île.

Intervention de la brigade anticriminalité

Selon un communiqué de la procureure par intérim de Saint-Pierre, Carole Pantalacci, la brigade anticriminalité est d’abord intervenue « suite à un appel faisant état de l’intrusion d’un homme muni d’un couteau au domicile d’un particulier ». À l’arrivée des policiers, l’homme a menacé son ancienne compagne avant de se retrancher avec elle, armé, dans la salle de bains. Après plus de deux heures de négociation, les hommes du RAID ont donné l’assaut à 04h40 locales (06h40 à Paris).

Usage de la force par les policiers

« Compte tenu du comportement menaçant du mis en cause, exhibant son couteau devant la victime, les fonctionnaires de police faisaient usage de leur arme afin de désarmer l’assaillant et permettre la libération de l’otage », a relaté Carole Pantalacci. La victime, en état de choc, a été prise en charge par les secours pour des blessures au visage. Le corps de l’homme présentait des impacts de balle et une autopsie a été ordonnée.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Antécédents judiciaires

Le parquet de Saint-Pierre a ouvert deux enquêtes. La première, pour tentative de meurtre sur conjoint, a été confiée au commissariat de Saint-Pierre. La seconde, pour homicide commis par une personne dépositaire de l’autorité publique, a été confiée au service territorial de police judiciaire de Saint-Denis. Elle vise à « vérifier les conditions dans lesquelles les fonctionnaires de police ont fait usage de la force », précise la magistrate.

Le mis en cause avait été condamné le 30 avril par le tribunal correctionnel à six mois de prison avec sursis probatoire de deux ans pour des menaces sur la même victime, des dégradations et des violences sur un ascendant.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale