Ce mardi 28 juillet, un animateur périscolaire de 58 ans a été mis en examen par le parquet de Toulon pour des agressions sexuelles et viols sur trois enfants. Selon le communiqué du procureur Raphaël Balland, les faits concernent notamment un garçon de 5 ans et une fillette de 6 ans, dans le cadre de son activité professionnelle au centre périscolaire d'une école primaire de Hyères.
Des faits commis entre janvier et février 2026
Le procureur précise que l'animateur est accusé d'une agression sexuelle sur un garçon de 5 ans, ainsi que de viols par pénétrations digitales et d'agressions sexuelles sur une fillette de 6 ans, entre janvier et février 2026. L'homme conteste l'intégralité des faits qui lui sont reprochés, a indiqué le parquet. Il avait été suspendu dès les premières dénonciations en février.
Une troisième victime plus âgée
L'animateur est également mis en cause pour des viols et agressions sexuelles beaucoup plus anciens, commis entre 2005 et 2009 sur une troisième victime, alors âgée de 8 à 12 ans. Cette dernière, aujourd'hui âgée de 29 ans, a expliqué que les souvenirs lui étaient revenus après avoir vu la photo du mis en cause sur les réseaux sociaux, selon le parquet. Les faits se seraient déroulés à Hyères, alors que la victime passait des vacances avec sa famille à proximité du domicile de l'animateur.
Un contexte de tensions et de menaces
L'affaire a provoqué des remous avec de très nombreux messages de haine et de menaces de mort. Un influenceur local a diffusé l'identité et la photographie du mis en cause, a annoncé le parquet. Bien que le parquet ait requis la détention provisoire, l'animateur a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de résider dans le Var, d'entrer en relation avec les victimes et d'exercer toute activité en lien avec des mineurs.
Des affaires similaires dans le périscolaire
Ces derniers mois, plusieurs affaires de violences sexuelles impliquant des animateurs périscolaires ont suscité l'émoi de l'opinion publique. À Paris, depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles ou sexistes, selon des données officielles. Par ailleurs, l'affaire du viol et du meurtre de Lyhanna, 11 ans, dont le corps a été retrouvé début juin dans le Gers, a mis en lumière des dysfonctionnements dans le traitement de ce type de dossiers par les autorités judiciaires et les forces de l'ordre.



