À l'occasion du Mondial féminin de football, un éditorial de Libération souligne le sexisme persistant dans le journalisme sportif. Les femmes journalistes sont souvent confrontées à des commentaires dévalorisants et à une reconnaissance moindre que leurs homologues masculins.
Des préjugés tenaces
L'article cite l'exemple de la journaliste Marie Portolano, qui a réalisé un documentaire sur le sexisme dans le sport. Elle y dénonce les remarques sexistes et le manque de crédibilité accordé aux femmes dans ce milieu. Selon elle, « le problème est systémique et ancré dans les mentalités ».
Lors de la Coupe du monde féminine, plusieurs journalistes ont rapporté des incidents où leurs compétences étaient remises en question, simplement en raison de leur genre. Un sondage réalisé par l'Union des journalistes sportifs en France indique que 80 % des femmes journalistes sportives ont déjà été victimes de sexisme.
Un traitement médiatique inégal
L'éditorial souligne également que le traitement médiatique des compétitions féminines est souvent moins important que celui des compétitions masculines. Par exemple, les matchs du Mondial féminin sont moins diffusés et moins commentés, ce qui renforce l'inégalité de visibilité.
Le journaliste Pierre Rondeau, interrogé dans l'article, estime que « le sport féminin souffre d'un déficit de médiatisation qui alimente les stéréotypes ». Il ajoute que « les femmes doivent prouver leur légitimité bien plus que les hommes ».
Des initiatives pour changer les choses
Malgré ce constat, des initiatives émergent pour lutter contre le sexisme. Des associations comme « Femmes et Sport » ou « La Fondation Alice Milliat » militent pour une meilleure représentation des femmes dans les médias sportifs. L'éditorial conclut en appelant à une prise de conscience collective pour que le journalisme sportif devienne réellement mixte.



