Une mobilisation rapide et déterminée à Tornac
La nouvelle a fait l'effet d'une bombe ce mardi matin dans la commune de Tornac, située dans le département du Gard. Les parents d'élèves du Regroupement Pédagogique Intercommunal (RPI) Tornac Massillargues-Atuech ont appris avec stupeur le risque de fermeture d'une classe, évoqué par le Directeur académique des services de l'éducation nationale (Dasen) du Gard. La réaction ne s'est pas fait attendre.
Une pétition et une manifestation immédiates
Dès l'annonce, les parents se sont organisés pour lancer une pétition qui a rapidement rencontré un franc succès. Ils ont également décidé de manifester leur opposition dès 18 h 40 devant l'école de Tornac. Cette mobilisation a été relayée sur les ondes radio, amplifiant la portée du mouvement de protestation.
La décision définitive concernant cette fermeture de classe doit être divulguée ce vendredi à Nîmes par le Dasen et le préfet du Gard, ce qui explique l'urgence de la réaction des parents et des élus locaux.
Une communauté éducative unie
À l'heure prévue, parents, enfants, enseignants et agents municipaux se sont rassemblés devant la cour de l'école, munis de panneaux revendicatifs. Ils ont été rejoints par la maire de Tornac et ses conseillers municipaux, qui ont même retardé leur séance du conseil municipal initialement prévue pour voter le budget.
La maire a profité de cette occasion pour expliquer la position de la municipalité aux parents d'élèves. "Nous sommes à la fois surpris et scandalisés par l'annonce, dès vendredi dernier, de cette possible fermeture de classe sur Tornac, alors que c'est tout le RPI qui est concerné", a-t-elle déclaré.
Des arguments solides contre la fermeture
La maire a exprimé son incompréhension face à cette stratégie académique, d'autant plus que la rentrée scolaire prochaine verra un effectif en augmentation de deux élèves. Elle a annoncé avoir obtenu un rendez-vous lundi prochain avec l'inspectrice d'académie, accompagnée d'Aurélie Génolher, maire de Massillargues-Attuech.
Aussi remontée que les parents et les enseignants, elle a incité chacun à venir manifester vendredi à Nîmes lors de la réunion officielle où seront prises les décisions. Elle envisage également d'écrire au Dasen pour demander un rendez-vous afin de connaître les raisons d'une telle décision, qui aurait des conséquences budgétaires importantes pour la commune, notamment si elle devait garder la seconde Atsem.
Une détermination qui persiste
Après le départ des conseillers municipaux, les parents ont continué à afficher leur unité face à ce qu'ils considèrent comme une nouvelle mise en danger de la ruralité. Ils se sont montrés prêts à continuer à manifester véhémentement leur désaccord, déterminés à défendre l'avenir éducatif de leurs enfants.
Cette mobilisation illustre les tensions récurrentes entre les décisions académiques et les réalités locales, particulièrement sensibles dans les zones rurales où chaque classe compte pour maintenir la qualité de l'enseignement et la vitalité des communes.



