Depuis janvier, les riverains du chantier de la Tour Blanche à Toulon subissent des bruits et des vibrations en continu, une situation devenue intenable qui a conduit à une pétition et au dépôt d'une plainte. Le chantier, qui vise à transformer l'ancien hôtel en résidence de standing, est mené par la société Toulon Vista. Les travaux ont débuté en septembre 2025, mais la phase de terrassement, qui utilise des brise-roches, s'éternise, alors qu'elle devait s'achever en juin.
Des nuisances continues depuis janvier
Odile, une riveraine habitant près du téléphérique, décrit un quotidien difficile : « Nerveusement c'est très compliqué à supporter. Nous sommes conscients avec mes voisins d'habiter dans une zone urbaine et qu'un chantier entraîne des nuisances. Sauf que là ce sont des bruits, des vibrations en continu depuis janvier ! On n'en peut plus ». Elle garde ses fenêtres fermées pour atténuer le bruit, mais celui-ci reste perceptible.
Le chantier de la Tour Blanche, situé boulevard Amiral Vence, a été présenté aux habitants lors d'une réunion en septembre 2025. Le planning prévoyait un désamiantage de septembre à décembre, puis un terrassement de janvier à juin pour construire un parking souterrain de trois niveaux. Les riverains dénoncent un retard : « On nous avait annoncé cette fin d'étape pour juin. On est mi-août et ils sont toujours dessus », déplore Odile.
Une pétition et une plainte déposées
Face à cette situation, un collectif de voisins a lancé une pétition qui dénonce des conséquences « pour la santé et la vie professionnelle », notamment pour les personnes travaillant de nuit ou ayant de jeunes enfants. La pétition évoque aussi « un impact social et économique lourd » : les extérieurs sont inutilisables en journée, et la location temporaire de certains biens est impossible. Les riverains craignent également pour la sécurité de leurs biens : « L'intensité et la durée de cette résonance font craindre à chacun d'entre nous l'apparition de dommages structurels. » Un riverain a déposé une plainte.
Les habitants réclament une date de fin définitive pour les travaux de percement, une adaptation des méthodes de travail (arrosage régulier, palissades anti-projection et anti-bruit), et un aménagement des horaires. Odile précise : « Il faut une vraie pause entre midi et deux. Là, l'heure est très variable et la durée n'excède pas 45 minutes. Le chantier démarre également très tôt, parfois avant 7 h et ne s'achève qu'à 17 h. C'est trop long à supporter. »
La réponse de Toulon Vista
La société Toulon Vista se défend, affirmant avoir rencontré plusieurs fois la présidente du Comité d'intérêt local du quartier. Elle assure respecter « les obligations légales d'arrosage » et les horaires de chantier. Concernant le brise-roche, l'entreprise indique qu'« il reste encore des points durs qui seront finalisés courant septembre ». Enfin, pour apaiser les craintes sur les vibrations, Toulon Vista précise que « les dispositions ont été prises préalablement au chantier avec la pose de capteurs. Des relevés de vibration sont régulièrement réalisés et les résultats sont largement en dessous des seuils réglementaires. »
Cette situation devrait se poursuivre jusqu'à la fin des travaux de percement, prévue pour septembre, mais les riverains restent mobilisés en attendant une amélioration concrète de leurs conditions de vie.



