Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré dans le Gard
Juillet 2026, mois le plus chaud dans le Gard

Le mois de juillet 2026 restera dans les annales du Gard. Selon Météo-France, il s'agit du mois de juillet le plus chaud depuis le début des relevés départementaux en 1947, devant juillet 2022. La température moyenne des maximales atteint 34,4 °C, soit une anomalie de +4,4 °C par rapport à la normale établie à 30 °C. Les minimales affichent également un écart significatif avec une moyenne de 19,2 °C, soit +2,8 °C.

Des records à Nîmes

À Nîmes-Courbessac, le bilan est encore plus spectaculaire. La température moyenne du mois s'établit à 36 °C, contre 31,5 °C habituellement, soit une anomalie de +4,5 °C. Météo-France précise qu'il s'agit du mois de juillet le plus chaud depuis le début des observations en 1923, mais aussi du mois le plus chaud tous mois confondus, devant août 2003. Le 8 juillet, le thermomètre a grimpé à 41,5 °C, un record pour un mois de juillet à Nîmes.

La station a enregistré trois journées à plus de 40 °C, contre une seule lors des mois de juillet 2022 et 2025. La barre des 35 °C a été franchie pendant 20 jours, égalant le record établi en 2022. Autre marqueur de cette chaleur persistante : il n'y a eu qu'une seule journée sous les 30 °C, le 25 juillet, avec 28,5 °C.

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Des nuits tropicales

La chaleur s'est aussi installée après le coucher du soleil. À Nîmes, seules quatre nuits sont descendues sous les 20 °C. La plus fraîche, le 29 juillet, affichait encore 18,3 °C. Dans la nuit du 9 juillet, le thermomètre n'est pas descendu sous 27,1 °C, un record absolu selon Météo-France : il n'avait jamais fait aussi chaud durant une nuit depuis le 29 juin 2019. Cinq nuits ont dépassé les 25 °C, contre une seule habituellement en juillet.

Le Gard a été particulièrement concerné par la deuxième vague de chaleur de l'été, du 4 au 19 juillet. Longue de seize jours, elle figure parmi les plus longues jamais observées en France. Une troisième vague a débuté le 28 juillet.

Un déficit de pluie contrasté

Côté pluie, le mois est déficitaire, avec une moyenne départementale de 15 mm, soit environ 60 % de déficit. Ce chiffre place juillet 2026 au 18e rang des mois de juillet les plus secs depuis 1957, sans constituer un record. Le contraste est marqué selon les secteurs : il est tombé 46 mm à Beaucaire et 50 mm à Aigues-Mortes, contre seulement 5 mm à l'Aigoual et 2 mm à Saint-Jean-du-Gard, confirme Météo-France.

L'ensoleillement complète ce tableau avec 365 heures de soleil, contre 346 heures en moyenne, soit un excédent de 6 %. Cette combinaison chaleur-rayonnement-manque de pluie accentue l'assèchement des sols et la vulnérabilité de la végétation face au risque d'incendie.

À l'échelle nationale, juillet 2026 atteint une température moyenne de 24,9 °C, un record depuis 1900, tandis que le déficit pluviométrique avoisine 70 %. Selon Météo-France, aucune véritable rupture durable avec la chaleur ne se dessine à court terme.

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