Un pétrolier de la compagnie émiratie ADNOC a été attaqué samedi soir dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le gouvernement régional du Kurdistan irakien. Il s'agit du troisième navire visé en près de 24 heures dans cette zone stratégique, selon les autorités maritimes.
Une attaque de plus dans une zone sous tension
L'attaque s'est produite vers 21 heures locales, alors que le pétrolier se trouvait dans les eaux du détroit, a précisé le ministère des Affaires étrangères irakien dans un communiqué. Le navire, battant pavillon des Émirats arabes unis, transportait du brut vers un port asiatique. Les dégâts sont limités et l'équipage est sain et sauf, selon la compagnie.
Cette attaque intervient après deux autres incidents similaires signalés vendredi soir et samedi matin. Un premier pétrolier, le « Pacific Glory », immatriculé aux Îles Marshall, a été touché par une explosion à bord. Un second, le « Star 100 », battant pavillon panaméen, a été la cible de tirs de projectiles. Aucune revendication n'a été émise pour l'instant.
Des conséquences sur le transport maritime mondial
Le détroit d'Ormuz est un passage crucial pour le transport du pétrole mondial : environ 20 % de la consommation quotidienne de brut transite par cette voie. Les attaques répétées ont conduit plusieurs compagnies maritimes à revoir leurs itinéraires, selon l'agence de presse Reuters. Les prix du pétrole ont légèrement augmenté samedi, les marchés redoutant une escalade.
Les États-Unis ont proposé une escorte navale pour les pétroliers, mais l'Iran, qui contrôle une partie du détroit, a mis en garde contre toute ingérence. Le gouvernement irakien a appelé à la retenue et à une enquête internationale.
Réactions et mesures de sécurité
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exprimé sa préoccupation et appelé à une désescalade. La marine britannique a renforcé sa présence dans la région. Les autorités émiraties ont convoqué une réunion d'urgence de leur conseil de sécurité.
Cette série d'attaques est la plus grave depuis 2019, selon des experts maritimes cités par l'AFP. Les compagnies d'assurance commencent à augmenter leurs primes pour les navires transitant par la zone, ce qui pourrait renchérir le coût du transport.



