Sécurité à Cogolin : 35 caméras fonctionnelles, 2 postes vacants
Sécurité à Cogolin : 35 caméras fonctionnelles, 2 postes vacants

La commune de Cogolin a répondu aux questions de l'opposition sur la sécurité en détaillant les moyens humains et techniques : 24 policiers municipaux (dont 2 postes vacants), 35 caméras de vidéo-protection opérationnelles sur 45, et un centre de supervision en cours de réorganisation. La maire Isabelle Farnet-Risso a également annoncé le renforcement des patrouilles pédestres aux heures de forte affluence.

Un état des lieux demandé par l'opposition

Lors des questions orales en fin de conseil municipal, l'opposition a sollicité des éclairages sur la situation et les moyens de la police municipale. Le conseiller Gilles le Cam a fait part des inquiétudes des Cogolinois : « Nous sommes régulièrement sollicités par des Cogolinois qui nous font part de leurs inquiétudes concernant la sécurité et la tranquillité publique ainsi que du sentiment d'une dégradation de la situation dans certains secteurs. »

Il a notamment interrogé sur le nombre d'agents, les postes vacants, la lutte contre les incivilités sonores, et surtout la vidéo-protection : combien de caméras installées, combien défectueuses, combien réparées, et si un visionnage en temps réel est assuré. Il a aussi demandé quelles mesures concrètes seraient mises en œuvre et selon quel calendrier.

Effectifs et présence sur le terrain

La maire, Isabelle Farnet-Risso, a insisté sur le rôle de la police municipale en complémentarité avec la gendarmerie : « Nous avons travaillé à renforcer cette articulation. » Selon elle, il s'agit de « créer un lien et surtout offrir un service de proximité. C'est le rôle de la police municipale. »

La Ville dispose d'un effectif de 24 policiers, mais « nous en comptons actuellement 22. Un directeur, deux adjoints et 19 agents. Deux postes sont donc vacants », a dénombré l'édile. S'ajoutent 4 agents de surveillance de la voie publique (ASVP) pour un effectif prévu de 6. La priorité est « le renforcement de la présence humaine sur le terrain », a annoncé la maire.

Les patrouilles pédestres ont été renforcées entre 11h et 12h30, puis 18h et 19h30, sur les temps de fréquentation du centre et de fermeture des commerces. Elles sont orientées vers les secteurs faisant l'objet de difficultés ou de signalements récurrents. Un agent dédié à la police municipale de l'environnement a pris ses fonctions le 1er août pour lutter contre les incivilités, dépôts sauvages et obligations de débroussaillement.

Vidéo-protection : 35 caméras opérationnelles

La commune dispose de 45 caméras de vidéo-protection. « À notre prise de fonction, 11 caméras étaient opérationnelles, a dévoilé la première magistrate. Aujourd'hui, 35 le sont et 10 restent hors service. Depuis notre arrivée, 34 ont été remises en fonction et une caméra a été remplacée. »

Depuis le début du mandat, une enveloppe de 116 000 euros a été consacrée à la remise en état du parc, sur une ligne budgétaire de 300 000 euros couvrant les interventions sur les caméras et la fibre optique pour le bon fonctionnement du réseau.

Centre de supervision et lecture de plaques

Au centre de supervision, « pas d'agent dédié en permanence, les ASVP peuvent assurer le visionnage par roulement (en journée) », a confirmé la maire. Un « redéploiement interne est en cours afin qu'une personne soit affectée quotidiennement au centre et nous étudions nos capacités à y affecter un agent supplémentaire ».

Concernant la lecture de plaques d'immatriculation, la commune ne dispose pas du dispositif LAPI (réservé à la gendarmerie), mais « nous avons recours, en revanche, à des dispositifs de lecture (LPI) dans le cadre juridique applicable à la vidéo-protection ». Un système est opérationnel au rond-point d'Armée d'Afrique, tandis qu'aux giratoires de la Pipe et de Saint-Maur, « ils sont actuellement hors service ». Un autre lecteur est prévu au rond-point de la Grenouille, avec pour objectif que tout le périmètre soit opérationnel au 1er semestre 2027.