Le 19 septembre, dans les colonnes de La Montagne, Anne Frackowiak-Jacobs, préfète du Puy-de-Dôme, a estimé que le passage aux 80 km/h « n’a pas changé grand-chose ». Une déclaration qui a suscité une vive réaction de la Ligue contre les violences routières, rapporte le même quotidien régional.
L’association monte au créneau
Dans un communiqué publié lundi, la Ligue contre les violences routières a répondu aux propos de la préfète. L’association s’appuie sur les chiffres de l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR) pour défendre les effets positifs de la limitation à 80 km/h. Elle écrit : « Sur les vingt mois ayant suivi sa mise en œuvre à l’échelle nationale, 349 vies auraient été épargnées par rapport à la moyenne observée entre 2013 et 2017. »
La Ligue interroge directement la préfète : « Comment considérer que 349 vies sauvées “ce n’est pas grand-chose” ? » L’association souligne également les bénéfices environnementaux de la mesure, avec une réduction de la consommation de carburant et des émissions de CO2 grâce à l’abaissement des limitations de vitesse sur certaines routes.
Un débat toujours vif
Alors que le débat sur les 80 km/h reste vif, la Ligue contre les violences routières somme l’État et le Département du Puy-de-Dôme de revoir leur position. L’association demande ainsi une réévaluation de la politique de sécurité routière dans le département, au vu des chiffres avancés par l’ONISR.