La sécurité, première mission de l'État, pas première des libertés
La sécurité, première mission de l'État, pas première liberté

Dans une tribune retentissante publiée dans Le Monde, l'auteur renverse un lieu commun du débat public : la sécurité ne doit pas être considérée comme la première des libertés, mais bien comme la première mission de l'État. Ce texte, signé par un philosophe proche des cercles républicains, a relancé les discussions sur le rôle de l'État face aux menaces contemporaines.

Un renversement de perspective

L'auteur affirme que la sécurité n'est pas une liberté parmi d'autres, mais la condition indispensable à l'exercice de toutes les libertés. Il écrit : « Sans sécurité, les droits les plus fondamentaux, comme la liberté d'aller et venir ou la liberté d'expression, restent lettre morte. » Ce constat le conduit à défendre l'idée que l'État doit placer la sécurité au cœur de son action, avant même la conquête de nouvelles libertés.

Le texte s'oppose à une certaine tradition libérale qui voit dans la sécurité une menace potentielle pour les libertés individuelles. Au contraire, pour l'auteur, la sécurité est le fondement sur lequel repose l'édifice des droits. Il rappelle que la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 évoque la « sûreté » comme l'un des droits naturels, mais qu'elle est souvent reléguée au second plan.

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Une réponse aux crises récentes

Cette tribune intervient dans un contexte marqué par une hausse de l'insécurité et des actes terroristes. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, les atteintes aux biens ont augmenté de 12 % en 2025, tandis que les faits de violence gratuite ont progressé de 8 %. Ces statistiques alimentent un sentiment d'insécurité qui, selon l'auteur, justifie un recentrage de l'action publique.

« Face à cette dégradation, l'État ne doit pas hésiter à renforcer ses moyens répressifs et préventifs », ajoute-t-il. Il cite en exemple la politique de sécurité menée dans certaines villes, où la vidéoprotection et la présence policière accrue ont permis une baisse significative de la délinquance. Toutefois, il prend soin de préciser que ces mesures doivent respecter l'État de droit et ne pas verser dans l'arbitraire.

Les réactions politiques

La tribune a suscité des réactions contrastées dans le monde politique. Du côté de l'exécutif, le ministre de l'Intérieur a salué une « analyse lucide » et promis de nouvelles mesures pour renforcer la sécurité. En revanche, plusieurs élus de gauche ont dénoncé une « dérive sécuritaire » qui pourrait menacer les libertés publiques. Une députée écologiste a déclaré : « La sécurité ne peut pas justifier toutes les entraves aux libertés. L'équilibre est fragile et il ne faut pas le rompre. »

Pourtant, l'auteur de la tribune se défend de tout autoritarisme. Il insiste sur le fait que la sécurité, bien comprise, est protectrice des libertés. Il évoque notamment les populations vulnérables, comme les femmes ou les personnes âgées, pour qui l'insécurité est une entrave quotidienne à leur liberté de mouvement.

Un débat nécessaire pour la démocratie

Au-delà des clivages partisans, ce texte a le mérite de poser une question fondamentale : quelle doit être la priorité de l'État dans une société démocratique ? Si la liberté et la sécurité sont souvent opposées, l'auteur montre qu'elles sont en réalité indissociables. Il invite à sortir d'une vision naïve de la liberté, qui ignorerait les conditions matérielles de son exercice.

En conclusion, la tribune appelle à un « patriotisme de la sécurité » qui ne serait pas un reniement des idéaux républicains, mais au contraire leur actualisation face aux dangers du XXIe siècle. Ce faisant, elle engage un débat qui dépasse les frontières françaises et interroge les modèles de gouvernance partout dans le monde.

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