Le violent incendie qui a ravagé plus de 500 hectares de forêt en Gironde a menacé directement une poudrerie militaire située près d'Hostens. Les pompiers, appuyés par des moyens aériens, ont livré une bataille acharnée pour protéger ce site sensible contenant des stocks d'explosifs.
Un feu dévastateur aux portes du site militaire
Parti dimanche après-midi d'une zone touristique, le feu s'est propagé rapidement sous l'effet d'un vent fort et de la sécheresse. Les flammes, hautes de plusieurs dizaines de mètres, ont progressé vers le nord-est, se dirigeant droit sur la poudrerie, un établissement classé Seveso seuil haut. « Nous avons immédiatement activé le plan d'urgence spécifique », a expliqué le colonel des sapeurs-pompiers de la Gironde, Jean-Marc Dupont.
La défense opiniâtre des pompiers
Près de 300 pompiers ont été mobilisés pour protéger le site. Ils ont créé une ceinture de sécurité en arrosant les lisières et en utilisant des produits retardants. Des bulldozers ont également été employés pour dégager des pare-feu. « C'était un combat de chaque minute, car une seule étincelle pouvait provoquer une catastrophe », a témoigné le capitaine Sophie Leblanc, chef du dispositif. Les équipes ont travaillé sans relâche pendant 48 heures, alternant attaque directe et défense des infrastructures critiques.
Un bilan heureux mais des dégâts considérables
Grâce à cette mobilisation, la poudrerie n'a subi aucun dégât direct. Aucun blessé n'est à déplorer parmi les pompiers ou les employés du site. En revanche, plus de 500 hectares de forêt sont partis en fumée, et plusieurs habitations ont été évacuées par précaution. Le préfet de la Gironde a salué « le courage et le professionnalisme des soldats du feu », tout en rappelant la nécessité de renforcer la prévention des feux de forêt dans un contexte de changement climatique.
Les leçons d'une intervention sous tension
Cet incendie illustre les défis posés par la multiplication des feux extrêmes. Les autorités militaires ont indiqué qu'elles allaient revoir les protocoles de sécurité autour des sites sensibles. « Nous devons anticiper des scénarios plus sévères », a déclaré le général Philippe Moreau, commandant de la zone de défense Sud-Ouest. Des investigations sont en cours pour déterminer l'origine du sinistre, probablement liée à une activité humaine.



