Expulsion de Xenia Fedorova : Canal+ et Lagardère dénoncent une atteinte à la liberté d'expression
Expulsion de Xenia Fedorova : les réactions de Canal+ et Lagardère

Chroniqueuse prorusse visée par un arrêté d'expulsion

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne directrice de la chaîne d'État russe RT en France, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a confirmé le ministère de l'Intérieur à l'AFP, corroborant une information de Libération. Accusée d'être la voix du Kremlin dans plusieurs médias français, notamment ceux du groupe Bolloré (CNews, Europe 1, JDD), elle est considérée comme une menace pour l'ordre public en raison de son rôle présumé dans des campagnes de désinformation.

Selon l'arrêté, cité par Libération, « son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État » et sa présence en France « constitue pour ce motif une menace particulièrement grave et actuelle pour l'ordre public ». Le document précise qu'« en déployant ses narratifs », elle « s'inscrit comme un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » dans le but de déstabiliser l'ordre public en France.

Canal+ et Lagardère montent au créneau

Les groupes Canal+ et Lagardère, employeurs de Xenia Fedorova, ont dénoncé mercredi le risque d'« une atteinte particulièrement grave à la liberté d'expression et au pluralisme des opinions ». Dans un communiqué commun, Canal+ (propriétaire de CNews) et Lagardère (pour Europe 1 et le JDNews) « apportent leur plein soutien à Mme Fedorova face à cette décision » ministérielle. L'arrêté d'expulsion, contre lequel elle a fait appel, précise que « son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État », selon Libération.

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L'avocat de Fedorova, Me Emmanuel Piwnica, a annoncé à l'AFP qu'elle allait « immédiatement former un recours » contre cette décision, qu'il qualifie d'« atteinte grave à la liberté d'expression d'une journaliste qui a toujours exercé son activité de manière la plus convenable qu'il soit ».

La Russie émet un avis de recherche contre Pavel Durov

Parallèlement, la Russie a annoncé mercredi avoir émis un avis de recherche international contre le fondateur et patron de Telegram, Pavel Durov, né en Russie et détenant des passeports français et émirati, l'accusant de complicité de « terrorisme ». Le FSB a indiqué dans un communiqué qu'un avis de recherche international a été émis à l'encontre de Durov, qui se trouve actuellement en France, dans le cadre d'une enquête criminelle sur le recrutement de jeunes Russes pour des activités de sabotage par les services spéciaux ukrainiens.

Zelensky : « l'initiative n'est plus entre les mains de Poutine »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mardi, lors d'une interview sur Fox News, que « l'initiative n'était plus entre les mains de Poutine » dans la guerre en Ukraine. Il a précisé que « Poutine perd 30 000 de ses soldats par mois. C'est beaucoup de pertes, mais il ne veut pas arrêter cette guerre ». Ces déclarations ont été faites lors de son déplacement à Washington.

Rencontre « positive et productive » entre Trump et Zelensky

Volodymyr Zelensky a salué une « bonne rencontre » avec Donald Trump à la Maison-Blanche mardi, où ils ont évoqué la possibilité pour l'Ukraine de produire des intercepteurs Patriot, essentiels pour la défense antiaérienne de Kiev. La Maison-Blanche, par la voix de sa porte-parole Karoline Leavitt, a qualifié sur X la rencontre de « positive et productive ».

L'Ukraine saisit le TAS contre la réintégration des athlètes russes

L'Ukraine a annoncé mercredi avoir saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester la décision du Comité international olympique (CIO) de réintégrer les athlètes russes, soumis à des restrictions depuis le début de l'invasion de février 2022. Le CIO a annoncé début juillet lever la suspension du Comité olympique russe et une partie des restrictions, permettant aux Russes de viser les JO-2028 de Los Angeles. Contrairement aux Biélorusses, pleinement réintégrés début mai, les Russes ne retrouveront pas immédiatement leur hymne et leur drapeau et subiront un suivi antidopage renforcé. Dans un communiqué, le Comité national olympique d'Ukraine indique avoir « officiellement engagé une procédure devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne, en Suisse, pour faire appel de la décision (du CIO) ».

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