Des drones non autorisés ont survolé la base navale de Toulon et d'autres sites militaires sensibles entre le 9 et le 13 octobre, perturbant l'exercice Typhon qui s'est déroulé du 5 au 16 octobre. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Toulon, comme le rapportent nos confrères d'ICI Provence et de France Info.
Des survols nocturnes pendant l'exercice Typhon
L'exercice Typhon, qui s'est tenu du 5 au 16 octobre, visait à entraîner les forces à protéger différentes emprises militaires dans la rade de Toulon et à proximité. Des manœuvres aériennes étaient prévues à cet effet. Cependant, des drones non autorisés sont apparus dans le champ, perturbant le déroulement des opérations.
Selon les premières informations, le nombre précis de drones et leur modèle restent inconnus à ce stade. « Ils étaient en tout cas plusieurs à chaque fois, et des gros engins », précise une source à ICI Provence. Les survols ont eu lieu de nuit, ce qui a nécessité l'activation de mesures de sécurité spécifiques.
Mesures de sécurité activées et enquête judiciaire
Pour chaque occurrence, les mesures de sécurité prévues ont été activées par le déclenchement de dispositifs anti-drone, coordonnées avec les forces de sécurité intérieures, précise le ministère des Armées et des Anciens combattants. Ces dispositifs ont permis de répondre aux intrusions sans que des infrastructures sensibles ne soient menacées.
Le parquet de Toulon a ouvert une enquête judiciaire. Le survol de la zone LF-P 62 Toulon est interdit par arrêté pour protéger les installations militaires sensibles, sauf pour les services de secours, rappellent nos confrères de France Info. Cette interdiction renforce la gravité des faits.
Rappel des règles et poursuites judiciaires
Le ministère des Armées et des Anciens combattants rappelle dans son communiqué que « les vols de drones non autorisés à proximité ou au-dessus des emprises militaires sont strictement interdits, et que toute négligence expose les contrevenants à des poursuites judiciaires ». Cette mise en garde s'adresse à tous les propriétaires de drones, qu'ils soient particuliers ou professionnels.
À ce jour, aucune infrastructure sensible n'a été menacée, mais l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Toulon devra déterminer les circonstances exactes de ces survols et identifier les responsables. Les investigations permettront également de vérifier si ces intrusions étaient le fait de personnes isolées ou d'une action coordonnée.