Au Pradet, le budget 2026 et le règlement intérieur animent le conseil municipal
Au Pradet, le budget 2026 et le règlement intérieur animent le conseil

Le conseil municipal de rentrée du Pradet a été marqué par un débat nourri sur la santé financière de la commune, centré sur la réduction significative de l'emprunt prévu au budget supplémentaire 2026. L'opposition, par la voix de Valérie Rialland, a salué cette correction tout en alertant sur les difficultés structurelles à long terme, tandis que la majorité a défendu une situation financière « entre bonne et très bonne ».

Une baisse de l'emprunt saluée mais jugée insuffisante par l'opposition

Le budget principal pour 2026 prévoit 1,584 million d'euros en fonctionnement et 1,341 million d'euros en investissement, soit un total de 2,925 millions d'euros. Le point le plus débattu concerne la forte baisse de l'emprunt, qui passe de plus de 3 millions d'euros à une réduction de 3,048 millions d'euros. Une correction qui, selon Valérie Rialland, du groupe d'opposition « Pour les Pradétans », « était indispensable et confirme que notre groupe avait raison d'alerter sur un niveau d'emprunt qui aurait porté l'encours de la dette à près de 14 millions d'euros et la capacité de désendettement à plus de dix ans ».

Si l'élue a reconnu le caractère positif de cette annonce, elle a estimé qu'elle « ne règle pas les difficultés financières à long terme ». Elle a notamment dénoncé la dépendance de la commune à ses excédents accumulés et alerté sur la baisse de l'épargne disponible. De son côté, le maire Hervé Stassinos a expliqué que cette baisse de l'emprunt résulte principalement de la reprise des résultats et des reports, permettant de « rééquilibrer le budget ». La majorité a également précisé que plusieurs investissements avaient été reportés, tout en assurant que la situation financière de la commune reste « entre bonne et très bonne ».

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Le règlement intérieur adopté après des échanges soutenus

La séance s'est ensuite poursuivie avec l'adoption du règlement intérieur du conseil municipal. Émilie Thomas, du groupe « Semper Supra Det », a défendu l'idée de filmer les séances, insistant sur « l'intérêt de permettre aux habitants qui ne peuvent pas assister aux séances de les regarder ultérieurement. L'enregistrement permettrait également de mettre un visage sur une voix » pour identifier les élus. La majorité a toutefois écarté cette demande, principalement « pour des raisons financières et organisationnelles », le coût évoqué pour une retransmission vidéo s'élevant à environ 15 000 euros. La municipalité estime que « les obligations légales en matière de transparence sont déjà respectées », rappelant que le compte rendu écrit est réalisé et qu'un enregistrement audio des séances est proposé, allant, selon le maire, « au-delà des exigences minimales prévues par le Code général des collectivités territoriales (CGCT) ».

Enfin, Valérie Rialland a présenté un amendement visant à « encadrer davantage les pouvoirs du maire dans la conduite des échanges. Nous ne contestons ni le rôle du maire ni la nécessité d'organiser les débats. Mais organiser ne signifie pas empêcher. Présider ne signifie pas décider seul de ce qui peut être dit, discuté ou soumis au vote ». L'amendement précisait que « toute restriction doit répondre à un motif précis, être proportionnée et figurer au procès-verbal. Une intervention ne peut pas être écartée parce qu'elle est critique ou qu'elle dérange la majorité ». Après plusieurs échanges, l'amendement a été soumis au vote et rejeté, avant que le conseil municipal adopte le nouveau règlement intérieur.

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