Le ministre des Comptes publics, Sébastien Lecornu, a présenté ce jeudi les grandes lignes du budget 2027, affirmant que le gouvernement tiendra son objectif de 40 milliards d'euros d'économies. Cette annonce intervient dans un climat politique tendu, alors que les débats parlementaires s'annoncent houleux.
Un objectif maintenu malgré les critiques
Interrogé sur la faisabilité de ces économies, Lecornu a déclaré : « Nous avons déjà réalisé 15 milliards d'économies en 2026, et nous sommes sur la bonne trajectoire. » Selon lui, les mesures concerneront principalement les dépenses de fonctionnement de l'État, les subventions aux collectivités locales et certaines niches fiscales.
Le ministre a également précisé que le déficit public devrait passer sous la barre des 3 % du PIB en 2027, conformément aux engagements européens. « C'est un impératif de crédibilité vis-à-vis de nos partenaires et des marchés financiers », a-t-il ajouté.
Des oppositions mobilisées
À gauche, la députée insoumise Mathilde Panot a dénoncé un « budget d'austérité » qui pénalisera les plus modestes. « 40 milliards d'économies, c'est 40 milliards de services publics en moins », a-t-elle réagi. De son côté, le Rassemblement national a critiqué une politique « technocratique » déconnectée des réalités.
Le gouvernement devra également faire face à une partie de sa majorité, où certains députés expriment des réserves sur la réduction des dépenses sociales. Lecornu a toutefois assuré que les arbitrages définitifs seraient rendus après une concertation approfondie.
Un calendrier serré
Le projet de loi de finances pour 2027 sera examiné en Conseil des ministres fin septembre, avant un débat parlementaire qui s'étendra jusqu'en décembre. Le ministre a appelé à la responsabilité de tous pour éviter un recours au 49.3, souvent utilisé par le gouvernement précédent.
« Nous voulons un débat démocratique, mais sans obstruction », a-t-il conclu. Reste à savoir si les oppositions joueront le jeu.



