Dans un éditorial publié le 27 juin 2026, Le Monde analyse la transformation de l'État américain sous la présidence de Donald Trump. Selon le journal, l'administration Trump a redéfini le rôle du gouvernement fédéral : il ne s'agit plus d'aider les citoyens, mais de produire des images dignes des magazines people.
Une communication axée sur l'apparence
L'article souligne que les actions de l'administration sont souvent conçues pour leur impact visuel et médiatique. Les décisions politiques, qu'il s'agisse de nominations, de décrets ou de déplacements, sont évaluées en fonction de leur capacité à générer des photos flatteuses et des titres accrocheurs. Cette approche, selon Le Monde, contraste avec les administrations précédentes qui mettaient l'accent sur l'efficacité des politiques publiques.
Des exemples concrets
Le quotidien cite plusieurs exemples. Lors de la pandémie de Covid-19, les briefings quotidiens étaient plus des shows télévisés que des sources d'information fiables. De même, la gestion des catastrophes naturelles, comme les ouragans, privilégie les déplacements présidentiels bien mis en scène plutôt que l'efficacité des secours. Le Monde rapporte que le budget alloué à la communication de la Maison Blanche a augmenté de 40 % entre 2017 et 2020, atteignant 1,2 milliard de dollars.
Les conséquences pour les citoyens
Cette priorité donnée à l'image a des conséquences directes sur les services publics. Les agences fédérales voient leurs budgets réduits alors que les dépenses de communication explosent. Selon une source citée par Le Monde, un responsable de l'administration Trump a déclaré : « Ce qui compte, ce n'est pas ce que vous faites, mais ce que les gens voient. » Cette philosophie, selon l'article, a affaibli la confiance des Américains dans leur gouvernement.
Une tendance à l'ère des réseaux sociaux
L'analyse de Le Monde replace cette évolution dans le contexte plus large de la politique-spectacle, où les réseaux sociaux amplifient l'importance de l'apparence. Trump, maître du genre, utilise Twitter et les médias traditionnels pour contrôler le récit. L'article note que cette stratégie a été imitée par d'autres dirigeants populistes à travers le monde.
Conclusion : un État vidé de sa substance
En conclusion, Le Monde estime que l'État américain sous Trump est devenu une coquille vide, plus préoccupé par son image que par le bien-être de ses citoyens. Cette transformation, si elle persiste, pourrait avoir des répercussions durables sur la démocratie et la gouvernance aux États-Unis.



