Qatar : quatre ans après le Mondial, toujours en quête de succès
Qatar : quatre ans après le Mondial, toujours en quête

Quatre ans après avoir accueilli la Coupe du monde de football 2022, le Qatar est toujours à la recherche d'une formule gagnante, que ce soit sur le plan sportif ou économique. Malgré des investissements massifs, le pays n'a pas encore réussi à capitaliser durablement sur cet événement planétaire.

Un héritage sportif contrasté

Sur le terrain, le bilan est mitigé. L'équipe nationale du Qatar, championne d'Asie en 2019, n'a pas réussi à confirmer lors des compétitions suivantes. Selon les analystes sportifs, le pays peine à former une génération de joueurs capables de rivaliser au plus haut niveau. Le championnat local, la Qatar Stars League, attire peu de grands talents internationaux, et les clubs peinent à fidéliser les stars recrutées à prix d'or.

Des infrastructures sous-exploitées

Les stades flambant neufs construits pour le Mondial, comme le stade de Lusail ou l'Education City Stadium, sont aujourd'hui sous-utilisés. Leur entretien coûte cher, et leur reconversion en équipements polyvalents n'a pas été pleinement réalisée. « Le Qatar a investi plus de 200 milliards de dollars dans les infrastructures, mais le retour sur investissement est loin d'être garanti », explique un économiste spécialiste du Golfe.

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Un modèle économique à repenser

Le Qatar mise sur le tourisme et l'événementiel pour diversifier son économie, mais la concurrence régionale est rude. Dubaï et l'Arabie saoudite attirent davantage de visiteurs et d'investisseurs. « Le Qatar doit trouver un positionnement unique pour se démarquer », souligne un consultant en stratégie. Le pays a également lancé des projets ambitieux comme la Qatar National Vision 2030, mais les résultats tardent à se concrétiser.

Des défis diplomatiques persistants

Sur le plan diplomatique, le Qatar cherche à renforcer son influence via le sport et les médias (beIN Sports, Al Jazeera). Cependant, les tensions avec ses voisins du Golfe, notamment l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, compliquent ses ambitions. « Le boycott de 2017 a laissé des séquelles, et la réconciliation n'est que superficielle », estime un analyste politique.

Quelles perspectives pour l'avenir ?

Le Qatar mise sur l'organisation d'autres grands événements, comme la Coupe d'Asie 2027 et les Jeux asiatiques de 2030, pour maintenir sa visibilité. Mais sans une base sportive solide et une économie plus diversifiée, le pays risque de rester dans l'ombre de ses voisins. « Le Qatar a les moyens financiers, mais il lui faut du temps et une stratégie cohérente pour transformer cet héritage en succès durable », conclut l'économiste.

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