La réalisatrice canadienne Sophy Romvari, connue pour ses courts métrages introspectifs, a récemment expliqué pourquoi elle refuse d'adapter son œuvre Blue Heron en long métrage. Dans un entretien, elle affirme qu'« il y a tellement d'histoires qui n'ont pas besoin de devenir des films ».
Un choix assumé pour la forme courte
Blue Heron, présenté en 2022, dure 14 minutes et explore le deuil et la mémoire à travers le regard d'une jeune femme. Romvari estime que la durée du court métrage est idéale pour ce récit intime. « Certaines histoires sont parfaites dans leur format actuel », déclare-t-elle. Selon elle, l'industrie cinématographique pousse souvent à l'expansion, mais cela peut nuire à l'essence du projet.
Un parcours marqué par l'intime
La cinéaste, qui a réalisé une dizaine de courts métrages, privilégie des récits personnels. Son film Navy (2018) abordait déjà des thèmes similaires. Elle souligne que la contrainte de temps permet une plus grande liberté créative : « Avec un court métrage, je peux expérimenter sans pression commerciale. »
Une tendance dans le cinéma indépendant
Ce refus de l'adaptation systématique s'inscrit dans une réflexion plus large sur le format. Romvari rejoint d'autres cinéastes qui défendent la légitimité du court métrage en tant qu'œuvre complète. « Beaucoup de réalisateurs se sentent obligés de rallonger leurs films pour être pris au sérieux », regrette-t-elle. Pourtant, des festivals comme Cannes ou Sundance valorisent de plus en plus les formats courts.
Un avenir centré sur l'essentiel
Pour l'instant, Sophy Romvari prépare un nouveau court métrage, toujours sur des thèmes autobiographiques. « Je veux continuer à raconter des histoires qui me ressemblent, sans me soucier des attentes du marché », conclut-elle. Son travail illustre une résistance créative face à une industrie souvent obsédée par la durée.



