Une tempête médiatique s'abat sur La France Insoumise
Depuis une semaine, les réseaux sociaux sont en ébullition. Après le récit tragique de la mort de Quentin Deranque, une série de polémiques a éclaboussé plusieurs membres de La France Insoumise. Parmi eux, l'eurodéputée Rima Hassan, qui se trouvait à Sciences Po Lyon au moment de la rixe ayant coûté la vie au jeune nationaliste de 23 ans, le 12 février.
Des photos qui alimentent la controverse
S'appuyant sur deux clichés, certaines publications affirment que la Franco-Palestinienne était proche du collectif la Jeune Garde antifasciste, dissous en juin 2025. Ces affirmations persistent malgré les démentis publiés depuis une semaine par l'intéressée. Sur la première photo, Rima Hassan apparaît aux côtés du député LFI Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde, dont deux collaborateurs sont actuellement mis en cause dans la mort de Quentin Deranque. Sur l'autre, elle est entourée de membres de la Jeune Garde lyonnaise.
« Je confirme n'avoir jamais fait appel à la Jeune Garde pour assurer une quelconque protection lors de mes déplacements », réitère Rima Hassan auprès de 20 Minutes. L'eurodéputée LFI martèle que, depuis son élection en juillet 2024, pour assurer sa sécurité en France ou à l'étranger, « c'est le service d'ordre de La France insoumise qui est le seul mandaté ». Des affirmations qu'aucune des deux photos ne peut contredire directement.
Un contexte de campagne électorale
La première image, où la juriste pose avec des membres de la Jeune Garde lyonnaise, a été prise le 8 juin 2024 à Lyon, en pleine campagne des européennes. Elle a été postée sur les réseaux sociaux par Raphaël Arnault lui-même, présent sur le cliché. « C'était lors d'un meeting en région lyonnaise. Des militants antifascistes de la Jeune Garde y assistaient aux côtés de Raphaël Arnault », se souvient Rima Hassan. « Comme de nombreux députés, à la fin de chaque meeting, je prends le temps de faire des photos avec le public », justifie-t-elle.
La seconde photo date du 28 juin 2024, à Avignon, lors de la campagne des législatives anticipées. Raphaël Arnault, alors candidat du Nouveau Front Populaire dans la 1re circonscription de Vaucluse, tenait un meeting avec la section vauclusienne d'Urgence Palestine. Rima Hassan, très engagée pour la cause palestinienne, était venue le soutenir.
Un climat de tensions et de violences
D'autres photos de cet événement ont été publiées dans la presse et sur les réseaux de Raphaël Arnault. Sur Instagram, ce dernier contextualise : « On finit cette première partie de campagne ce soir avec la venue de Rima Hassan devant des centaines de personnes. Ce dimanche on vote et on se retrouve au second tour pour battre le RN ».
Attaquée sur ses liens avec le collectif antifasciste, Rima Hassan rappelle « le contexte de mobilisation des militants antifascistes face aux nombreuses agressions et attaques menées par des groupuscules d'extrême droite ». « À Lyon, 102 attaques ont été commises depuis 2010 par des groupuscules néofascistes, racistes et antisémites », affirme-t-elle.
Ces chiffres, repris par le coordinateur de LFI Manuel Bompard, proviennent d'un recensement de Rue89Lyon en octobre 2025. L'eurodéputée réaffirme « condamner les violences survenues à Lyon », comme elle l'a déjà fait à plusieurs reprises, tout en insistant sur la nécessité de comprendre le contexte général des violences d'extrême droite dans la région.



