Mercredi 15 juillet 2026, à 13h49 (heure de Paris), le multimilliardaire américain Elon Musk a répondu sur son réseau social X à un compte britannique d'extrême droite qui relayait les bons sondages de Marine Le Pen. Selon ce compte, si elle accède à l'Élysée, «la France expulsera des millions» de migrants. Musk a alors écrit : «She is France's last hope», soit «Elle est le dernier espoir de la France». Ce message a été vu près de 7,5 millions de fois, provoquant une vague de réactions.
Un soutien embarrassant pour la candidate du RN
Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à la présidentielle, a récemment été condamnée en appel pour détournement de fonds publics. Ce soutien public d'Elon Musk, perçu par ses opposants comme une ingérence étrangère, remet en lumière les liens du parti frontiste avec l'internationale réactionnaire. Depuis des années, Le Pen tente de dédiaboliser son parti en camouflant ses alliés sulfureux, une tâche difficile compte tenu de leur nombre.
Une internationalisation des alliances d'extrême droite
Le RN a rompu avec l'Alternative für Deutschland (AfD) après des scandales, mais conserve des liens avec d'autres partis d'extrême droite européens. Musk, connu pour ses positions conservatrices, avait déjà exprimé son soutien à des figures comme le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Ce nouveau soutien à Le Pen s'inscrit dans une stratégie de rapprochement entre les populismes de droite.
Des réactions politiques contrastées
L'opposition française a vivement dénoncé cette intervention. Le porte-parole du Parti socialiste a déclaré : «C'est une ingérence inacceptable d'un milliardaire étranger dans notre démocratie.» De son côté, le RN a minimisé l'impact, affirmant que «Marine Le Pen est la seule à pouvoir redresser la France, quel que soit le soutien qu'elle reçoit.»
Un contexte électoral tendu
Cette polémique survient alors que Marine Le Pen est lancée dans la course à l'Élysée malgré sa condamnation. Les sondages la donnent en tête du premier tour, mais avec une avance incertaine pour le second. Le soutien de Musk pourrait renforcer la mobilisation de l'électorat d'extrême droite, mais aussi celle des opposants.



