Ahmed Ben Bella : des prisons d'Alger aux vignobles suisses
Ben Bella : des prisons d'Alger aux vignobles suisses

Ahmed Ben Bella, premier président de l'Algérie indépendante, a connu un destin hors du commun : après avoir passé quatorze années dans les prisons algériennes, il s'est exilé en Suisse, où il a mené une vie paisible, cultivant des vignes dans le canton de Vaud. Cette transition spectaculaire, de la détention à la viticulture, illustre les paradoxes de l'histoire politique de l'Algérie.

Un leader emprisonné

Arrêté en 1965 lors du coup d'État de Houari Boumédiène, Ben Bella a été détenu dans des conditions souvent rigoureuses, sans procès, jusqu'en 1979. Sa libération, après l'arrivée au pouvoir de Chadli Bendjedid, a été accompagnée d'un exil forcé. Il a choisi la Suisse, pays neutre, pour y reconstruire sa vie.

La vie en Suisse

Installé dans le village de Gilly, près de Rolle, Ben Bella a acheté un domaine viticole de 12 hectares. Il y a produit un vin blanc réputé, le « Clos Ben Bella », commercialisé à partir de 1985. Selon son épouse, Zohra Sellami, « il aimait travailler la terre, cela lui rappelait les jardins de son enfance à Marnia ». Cette activité lui a permis de se réinventer loin de la politique.

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Un héritage complexe

Ben Bella est resté une figure controversée en Algérie, mais en Suisse, il a été accueilli comme un homme d'État respecté. Il est décédé en 2012 à l'âge de 95 ans. Son parcours, de la prison au vignoble, symbolise les possibilités de renaissance après l'épreuve.

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