Ce mercredi matin, le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit les cinq organisations syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) pour évoquer la sécurisation des cortèges et les réponses à apporter aux lycéens. Ces derniers n'ont toutefois pas été conviés à cette réunion, une absence que la CFDT et la CGT ont déplorée. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez sera également présent.
Une réunion sous tension après les violences du 17 octobre
Cette rencontre intervient alors que le gouvernement cherche une issue à la crise née des violences en marge de la manifestation contre la vie chère du 17 octobre. Selon un courrier adressé par Sébastien Lecornu aux organisations syndicales, il s'agit d'évoquer « les voies et moyens pour garantir l'indispensable liberté de manifester » que « certains essaient de dévoyer en l'associant à des actes inacceptables ».
Dans ce contexte, la procureure de Paris Laure Beccuau a indiqué mardi soir que sur les 557 gardes à vue après les violences et pillages commis à Paris, 300 personnes ont « comparu » pour l'heure « devant un magistrat ». Aucune n'a « revendiqué un mobile de quelque nature politique qu'il soit », a-t-elle ajouté, alors que l'exécutif accuse « l'ultragauche » des violences.
Des promesses pour les lycéens, des couvre-feux maintenus
Sébastien Lecornu a promis pour les lycéens des « premières annonces » en « début de semaine prochaine », dont le Parlement pourra « s'emparer » dans le débat budgétaire. La CFDT et la CGT ont fustigé la non-invitation des organisations lycéennes à ce rendez-vous.
Par ailleurs, plusieurs couvre-feux ont été instaurés pour une deuxième nuit consécutive. Dans l'hypercentre de Marseille, le couvre-feu est en vigueur depuis 22 heures mardi et au moins jusqu'à vendredi inclus. À Toulouse, un couvre-feu nocturne est prévu de jeudi à dimanche, autour du Capitole et de rues commerçantes du centre-ville.
De nouvelles manifestations annoncées
De nouvelles manifestations sont prévues samedi à l'appel de gilets jaunes et de mouvements lycéens, puis le 5 novembre à l'appel des syndicats. À Paris, les audiences pour le 17 octobre s'enchaînent malgré les tensions. Le gouvernement, déterminé à rétablir l'ordre, cherche toujours une issue à la crise.