Hillary Clinton exige que Trump témoigne sous serment dans l'affaire Epstein
Hillary Clinton veut Trump sous serment dans l'affaire Epstein

Hillary Clinton exige la comparution de Donald Trump dans l'affaire Epstein

L'ancienne cheffe de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a lancé un appel retentissant, jeudi 26 février, devant une commission d'enquête du Congrès américain sur l'affaire Epstein. Réunie à huis clos, cette commission a entendu la démocrate exiger que le président républicain Donald Trump soit lui aussi convoqué pour témoigner « sous serment » sur ses relations passées avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.

Une déclaration liminaire cinglante

Dans sa déclaration liminaire, Hillary Clinton a affirmé avec force : « Si cette commission voulait sérieusement connaître la vérité sur les crimes d'exploitation sexuels d'Epstein, elle demanderait directement à notre président actuel de s'expliquer sous serment sur les dizaines de milliers de fois où il apparaît dans le dossier Epstein ». L'épouse de l'ex-président démocrate Bill Clinton a publié l'intégralité de son texte sur le réseau social X, dénonçant vigoureusement ce qu'elle qualifie de théâtre politique partisan.

« Comme nous le savons tous, trop souvent les enquêtes parlementaires sont un théâtre politique partisan », a-t-elle déploré avec amertume. Hillary Clinton a ajouté avec fermeté : « Vous m'avez contrainte à témoigner, tout en sachant parfaitement que je n'ai aucune information qui pourrait aider votre enquête, afin de détourner l'attention des actions du président Trump et de les camoufler malgré les appels légitimes à fournir des réponses ».

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Des dénégations fermes et répétées

L'ancienne candidate à la présidence a réaffirmé avec insistance n'avoir eu aucune connaissance des faits reprochés à Jeffrey Epstein et ne se souvenir absolument pas de l'avoir jamais rencontré. Cette audition historique se déroule à Chappaqua, petite ville au nord de New York où les époux Clinton possèdent une résidence. La commission, dominée par les républicains, doit entendre Bill Clinton ce vendredi, clôturant ainsi des mois de bataille juridique et politique acharnée.

Initialement convoqués en octobre dernier, Bill et Hillary Clinton avaient catégoriquement refusé de se présenter, accusant les républicains de vouloir détourner l'attention de la proximité passée entre Jeffrey Epstein et Donald Trump. Menacés de poursuites pour entrave au Congrès, le couple a finalement accepté début février d'être entendu, tout en exigeant en vain des auditions publiques pour éviter toute instrumentalisation de leurs propos.

Un contexte politique hautement inflammable

« Nous n'avons rien à cacher », avait assuré Hillary Clinton, âgée de 78 ans, en février dernier, rappelant que le couple avait demandé à maintes reprises la publication intégrale du dossier Epstein. Donald Trump et Bill Clinton, tous deux âgés de 79 ans, ont chacun entretenu des liens avec Jeffrey Epstein mais affirment avec constance avoir rompu avec lui bien avant sa mort en prison à New York en 2019, et n'avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.

Bill Clinton, qui a voyagé à plusieurs reprises à bord du jet privé de Jeffrey Epstein et a été photographié de nombreuses fois en sa compagnie, avait affirmé en 2019 ne pas lui avoir parlé depuis plus d'une décennie. Le criminel sexuel s'est rendu 17 fois à la Maison-Blanche sous le mandat de Bill Clinton, selon James Comer, le chef républicain de la commission d'enquête.

Le témoignage crucial de Ghislaine Maxwell

La commission d'enquête a déjà entendu, le 9 février, la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, en visioconférence depuis la prison où elle purge une peine de vingt ans d'emprisonnement pour exploitation sexuelle. L'audition avait rapidement tourné court, Ghislaine Maxwell ayant invoqué son droit constitutionnel à garder le silence. Cependant, son avocat David Oscar Markus a déclaré qu'elle « est prête à parler complètement et honnêtement si elle obtient une grâce du président Donald Trump ».

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Selon les déclarations de son défenseur, Ghislaine Maxwell serait prête à témoigner que « le président Trump et le président Clinton sont innocents de tout méfait ». Cette perspective ajoute une dimension supplémentaire à cette affaire déjà extrêmement complexe et politisée.

La publication massive de documents

Fin janvier, le ministère de la justice américain a publié plus de trois millions de pages en partie caviardées du dossier Epstein, affirmant que l'administration Trump s'était ainsi acquittée de son obligation légale de faire toute la lumière sur ce dossier politiquement explosif. Ces documents, imposés par une loi adoptée en novembre par le Congrès, ne contiendraient pas d'élément pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires selon Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump et numéro 2 du ministère.

Bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible de sa part, de nombreuses personnalités politiques et publiques redoutent profondément les répercussions des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel. Cette affaire continue de secouer les plus hautes sphères du pouvoir américain, révélant des connexions troublantes et des tensions politiques exacerbées.