PSG champion d'Europe : liesse et 300 interpellations à Paris
PSG champion d'Europe : liesse et 300 interpellations

Le Paris-Saint-Germain a remporté samedi soir la Ligue des Champions face à Arsenal pour la deuxième année consécutive. Une victoire qui a provoqué la joie des supporters dans la capitale mais aussi des débordements qui ont engendré près de 300 interpellations.

Une deuxième étoile pour le PSG

Pour la deuxième année consécutive, les hommes de Luis Enrique ont levé la coupe aux grandes oreilles provoquant la joie des supporters. Dès la fin du match, des milliers de personnes, souvent vêtues de maillots du club parisien, ont convergé vers les Champs-Élysées, théâtre habituel des manifestations de joie dans la capitale. Les bruits des klaxons retentissaient dans toute la capitale, suivis de quelques feux d'artifice illicites.

Au Parc des Princes, où la finale jouée à Budapest était retransmise sur des écrans géants, des feux d'artifice sur la pelouse et des cris de liesse sans fin ont accompagné le second sacre du PSG au bout des tirs au but. « Champions d'Europe », « Ici c'est Paris », « Luis Enrique ! », « le back-to-back » (deuxième titre d'affilée), ont hurlé les plus de 48 000 supporters qui s'étaient regroupés malgré la chaleur dans l'enceinte fétiche du PSG, à 1 500 kilomètres de la Puskas Arena. La Tour Eiffel a scintillé aux couleurs du club parisien.

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Dans la tribune, Vincent, 22 ans, est venu avec son père Philippe, supporter du PSG « depuis toujours » et qui arbore un maillot du PSG des années 1980. « Au début, on était frustrés parce qu'ils jouaient avec dix joueurs dans leur surface, c'était dur de marquer », commente le jeune homme. Riad, 26 ans, cheveux teints en blond, est lui venu spécialement de Charleville-Mézières. « Le PSG c'est le club-phare de la France, on va fêter ça, ça va être une belle soirée », témoigne le jeune homme. « L'an dernier, face à l'Inter Milan (5-0 pour le PSG), je n'avais pas pu venir, et cette année, voir cette ferveur, cette effervescence, c'était obligatoire pour moi de venir », souligne Georges, 38 ans.

Une parade prévue dimanche au Champs-de-Mars

Les joueurs participeront à une parade dimanche après-midi au Champs-de-Mars, aux pieds de la Tour Eiffel pour présenter le trophée aux supporters. Près de 100 000 personnes sont attendues. Les hommes de Luis Enrique seront ensuite reçus par Emmanuel Macron à l'Élysée. « Le Paris-Saint-Germain s'est hissé sur le toit de l'Europe, devenant ainsi le seul club français à remporter cette compétition deux années consécutives. Cette victoire récompense les efforts et le talent de l'ensemble des joueurs, ainsi que le travail du staff technique emmené par Luis Enrique », a dit l'Élysée, précisant que la rencontre aurait lieu à partir de 18 heures. « À quelques jours de la Coupe du Monde 2026, ce succès marque l'excellence du football français et couronne l'engagement de tout un club et de ses supporters », a ajouté la présidence.

Quelques débordements, près de 300 personnes interpellées

Très vite, des débordements et tensions avec les forces de l'ordre ont éclaté en marge de la fête. « Une situation prévue et donc anticipée », a assuré le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez lors d'un point presse vers 1h30 dimanche. Avant d'annoncer : « 416 interpellations, dont 283 » pour la seule agglomération parisienne. « Ces débordements sont absolument inacceptables », a-t-il martelé.

À Reims, le maire de la ville Arnaud Robinet a publié sur Facebook un court message mentionnant « quelques interpellations ». La préfecture de police de Paris (PP) a annoncé plus tôt avoir saisi 24 torches et une centaine de mortiers. Six véhicules et deux commerces ont été dégradés, une boulangerie et un restaurant Porte de Saint-Cloud. « Quatre tentatives de blocage du périphérique ont entraîné des interventions extrêmement rapides des forces de l'ordre qui ont débloqué systématiquement la situation », a encore expliqué le ministre. Des projectiles ont aussi été lancés sur les forces de l'ordre près de l'avenue des Champs-Élysées, où étaient réunies 4 000 à 5 000 personnes durant le match, avant que des milliers d'autres y convergent après la fin de la rencontre, selon la PP.

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Dans le 8e arrondissement, des individus ont tenté d'attaquer le commissariat avant d'être dispersés. Du côté du Parc des Princes, quelque 150 personnes ont « tenté de pénétrer au niveau d'une porte d'entrée » du stade, mais une manœuvre policière pour les repousser a permis de rétablir le calme « quelques instants plus tard ». Un peu plus tard, selon une journaliste de l'AFP présente sur place, des heurts ont éclaté entre policiers et supporters au niveau de la porte de Saint-Cloud, à proximité du Parc. Des mortiers d'artifice ont été lancés sur les forces de l'ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

Sept policiers blessés

Le patron de la place Beauvau a également évoqué sept policiers blessés, dont un grave à Agen, victime d'un traumatisme crânien, lors de débordements dans une quinzaine de villes sur l'ensemble du territoire, notamment des pillages à Rennes, Strasbourg, Clermont-Ferrand ou Grenoble. Une source policière a assuré à l'AFP qu'une personne avait été blessée par arme blanche à Barbès et un homme, alcoolisé, est tombé dans la Seine dans le 5e arrondissement.

22 000 policiers et gendarmes mobilisés

La préfecture a assuré avoir préparé « avec minutie le dispositif de sécurité de la finale de la Ligue des champions », ainsi que celui des autres événements qui sont organisés en même temps dans la capitale, dont un match de rugby, la suite du tournoi de tennis de Roland-Garros ou encore plusieurs concerts, dont celui de la chanteuse Aya Nakamura au Stade de France ou celui du rappeur Damso à la salle Paris La Défense Arena. Avec 22 000 policiers et gendarmes mobilisés, dont 8 000 pour Paris et son agglomération, les forces de l'ordre avaient prévu un dispositif sécuritaire hors norme. « Notre responsabilité est de garantir à chacun une fête populaire, sereine et pleinement sécurisée », avait encore affirmé la PP, rappelant ses consignes de « réactivité, d'engagement et de fermeté ». L'année dernière, 5 400 policiers et gendarmes avaient été déployés à Paris et son agglomération. Au total, on dénombrait 563 interpellations (dont 491 à Paris), qui avaient conduit à 307 gardes à vue (202 à Paris).