Accusée d'« inversion des valeurs » par Jordan Bardella (RN), la vice-présidente LFI de l’Assemblée nationale Clémence Guetté a persisté dimanche dans ses attaques contre le maintien de l’ordre lors des violences qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des champions.
Dès samedi soir, Clémence Guetté, députée très proche de Jean-Luc Mélenchon, avait appelé le ministre de l’Intérieur à « ne pas gâcher la fête une nouvelle fois » et à se garder de toute « répression violente » car « le désastre de l’année dernière ne doit pas se reproduire ».
Vision opposée
Dimanche, dans un nouveau post sur X, Clémence Guetté a accusé les forces de l’ordre d’avoir « chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement ». « Ils ont tiré des grenades sur des familles, sur des jeunes gens, simplement parce qu’ils étaient rassemblés », a-t-elle affirmé. « La doctrine du maintien de l’ordre français doit être revue de fond en comble, notamment concernant les grands événements », a-t-elle ajouté.
Les prises de position de Clémence Guetté ont provoqué une vive réponse de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national. Répondant à son message posté samedi soir, il l’a accusée de « soutien inconditionnel à ceux qui détruisent le bien d’autrui, à ceux qui bafouent nos lois et salissent nos fêtes populaires ».
Il a également fustigé « le mépris affiché pour nos forces de l’ordre, accusées, dans une totale inversion des valeurs et du réel, d’être les auteures de l’insécurité ». « Toute l’indignité de la France insoumise est résumée dans cette prise de parole », a-t-il dit.
Bilan des interpellations
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé dimanche que 780 personnes avaient été interpellées en France lors des festivités consécutives à la victoire du PSG. Le parquet de Paris a annoncé de son côté le décès d’un homme à la suite d’un accident de motocross sur le boulevard périphérique parisien et qu’une personne blessée à l’arme blanche dans la capitale était entre la vie et la mort.
Le coordinateur national de LFI Manuel Bompard a estimé que la situation de samedi soir n’était « pas acceptable, c’est une évidence ». Mais il a regretté que les autorités aient refusé la mise en place de fanzones. « Quand il y a des événements de cette nature, on devrait essayer d’organiser cette fête, de l’encadrer, de lui proposer des lieux pour qu’elle puisse s’exprimer, pour éviter précisément ce type de débordements », a-t-il dit dimanche sur « France 3 ».



