Le président américain Donald Trump a promis mercredi, lors d'une convention du Parti républicain à Dallas au Texas, de verser un « dividende Trump » de 5 000 dollars à chaque adulte américain si son camp conserve le contrôle du Congrès après les élections de mi-mandat de novembre. Cette mesure phare, estimée à environ 1 350 milliards de dollars, vise à remobiliser l'électorat alors que le président fait face à une impopularité croissante.
Une promesse chiffrée pour les élections de mi-mandat
Donald Trump a fait cette proposition lors d'un discours de près de deux heures diffusé en « prime time » à la convention du Parti républicain, rebaptisée « Trumpapalooza » en référence au festival de rock « Lollapalooza » qui se tient chaque année à Chicago. Les États-Unis comptant quelque 270 millions d'adultes, cette mesure coûterait environ 1 350 milliards de dollars.
Au cours de son allocution, le locataire de la Maison-Blanche s'est vanté d'avoir mené à bien « les deux meilleures années de l'histoire de la présidence (américaine) », se plaçant ainsi au centre de la campagne électorale. Il a également déclaré : « Si nous confions l'avenir de l'Amérique aux démocrates d'extrême gauche, notre nation passera la prochaine décennie à simplement se remettre sur pied. Votez républicain et nous laisserons le reste du monde loin derrière nous pour les générations à venir. »
Une convention sous le signe de l'unité et des attaques
Les républicains souhaitent afficher leur unité à l'occasion de cette convention de deux jours, mais la question de l'après-Trump risque d'agiter les coulisses. Le secrétaire d'État Marco Rubio, principal rival de J.D. Vance, participera à l'événement mais ne devrait pas s'exprimer publiquement. Donald Trump a lancé : « Je vous demande de faire comme si mon nom figurait sur le bulletin de vote », une phrase qui a sans doute autant ravi les stratèges des campagnes démocrates que les électeurs du mouvement MAGA.
Alors que les responsables républicains avaient présenté la convention comme une occasion de vanter les politiques du président, la plupart des premiers républicains à prendre la parole se sont principalement attachés à attaquer les démocrates, les qualifiant de « socialistes » et de « communistes », reprenant ainsi l'une des attaques favorites de Donald Trump. Les questions que les électeurs ont régulièrement citées comme leurs principales préoccupations, à savoir la guerre contre l'Iran et le coût de la vie, ont relativement peu été abordées.
La guerre en Iran et le coût de la vie en toile de fond
Ernie Yarbrough, élu de l'Alabama à la Chambre des représentants qui assiste à la convention, a estimé que Donald Trump devait donner aux électeurs une idée plus précise de la durée potentielle de la guerre en Iran et des objectifs de son administration. « Les gens veulent avoir le sentiment que nous ne sommes pas en train de nous enliser dans un cycle sans fin », a-t-il déclaré.
Donald Trump a défendu sa décision d'attaquer l'Iran, affirmant avoir agi pour empêcher Téhéran de développer une arme nucléaire. Le président républicain a également promis que les prix du pétrole baisseraient « dès que nous aurons gagné la guerre contre l'Iran », ce qui, selon lui, devrait se produire prochainement. Le conflit ne semble toutefois guère près de prendre fin, plus de six mois après que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l'Iran, et les analystes ont indiqué que le programme nucléaire iranien n'avait pas été éliminé. L'Iran nie chercher à se doter de l'arme nucléaire.
Il n'est toutefois pas certain que le discours de Donald Trump parvienne à séduire les électeurs indécis, alors que les enquêtes d'opinion montrent que ces derniers se sont détournés du Parti républicain, dans un contexte de mécontentement croissant alimenté par le coût de la vie et la guerre en Iran.



