Ce samedi 5 septembre, lors de sa rentrée politique au Grand Pré de Levens, près de Nice, Éric Ciotti a officiellement apporté son soutien à la candidate du Rassemblement national pour l'élection présidentielle de 2027. Devant 6 000 personnes, le maire de Nice et président de la Métropole a déclaré : « Je soutiendrai avec loyauté, avec détermination, avec engagement la candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle ». Il a également proposé un « pacte d'alliance » au RN, basé sur quinze mesures.
Un discours axé sur le bilan local et l'ordre
Éric Ciotti, également député de la première circonscription des Alpes-Maritimes et président-fondateur de l'Union des droites pour la République (UDR), a profité de ce rendez-vous pour vanter son bilan après cinq mois de mandat à la tête de la ville de Nice. Il a notamment mis en avant la baisse des impôts, le rétablissement de l'ordre dans des quartiers comme Les Moulins, Trachel ou Vernier, ainsi que la mise en place d'une brigade festive sur le cours Saleya. Il a promis d'intervenir prochainement dans le quartier de Saint-Roch.
Il a également évoqué la climatisation de toutes les écoles de la ville d'ici l'année prochaine, une première pour une grande ville de France selon lui. Revenant sur la polémique du drapeau tricolore à l'école, il a ironisé sur la décision d'Édouard Geffray, qu'il a qualifié d'« obscur ministre de l’Éducation nationale dont j’ai oublié le nom ».
Un pacte d'alliance avec le RN et des mesures chocs
Éric Ciotti a rappelé son alliance avec le Rassemblement national, nouée après la dissolution de 2024, alors qu'il était président des Républicains. Il s'est félicité d'avoir été « le dernier président de la grande famille gaulliste indépendant du macronisme ». Il a indiqué avoir proposé à Marine Le Pen « un pacte d'alliance pour nous porter vers la victoire ».
Parmi les quinze mesures de son pacte, il a dévoilé « un grand big bang territorial avec la fin des régions dirigées par les Muselier, Wauquiez et Pécresse », l'allègement de la fiscalité des donations et des successions, la création de 20 000 places de prison supplémentaires « pour mettre fin aux réductions automatiques de peine », ou encore le rétablissement de la double peine pour les étrangers condamnés.
Retraites et avenir personnel
Sur le sujet des retraites, Éric Ciotti a indiqué avoir échangé avec Marine Le Pen cette semaine. « Je l'ai dit aussi à Marine Le Pen, il faut changer de système si nous voulons que nos retraités conservent le fruit du travail de toute une vie. Je lui propose d'installer la capitalisation », a-t-il déclaré. Interrogé sur la position de la candidate, il a précisé : « Le projet présidentiel est d'abord le projet du candidat. Je n'ai pas la prétention de me substituer à son projet. Je souhaite apporter ma contribution pour participer à cette victoire. Et je sais qu'elle est à l'écoute ».
Quant à son avenir en cas de victoire de Marine Le Pen le 2 mai 2027, Éric Ciotti a affirmé : « Je resterai à Nice, c'est une évidence pour moi », sans préciser s'il accepterait un poste de ministre. Il a rappelé que les fonctions de maire et de ministre ne sont pas concernées par l'interdiction du cumul des mandats.



