Selon un sondage Odoxa-Backbone publié le 15 octobre 2026, Marine Le Pen arrive en tête des intentions de vote pour la présidentielle de 2027 en Occitanie, avec 39 % des voix. Jean-Luc Mélenchon, crédité de 21 %, devance nettement Édouard Philippe, qui recueille 15 %.
Un écart régional marqué entre Mélenchon et Philippe
Dans le détail, six points séparent les deux hommes en Occitanie, contre un seul au niveau national, où le leader de La France insoumise obtient 18 % des intentions de vote, contre 17 % pour le président d’Horizons. Marine Le Pen, avec 39 % dans la région, dépasse de deux points sa moyenne nationale (37 %).
Les autres candidats testés en Occitanie sont Raphaël Glucksmann (9 %), Bruno Retailleau et Éric Zemmour (5 % chacun), Marine Tondelier (3 %), Nicolas Dupont-Aignan (2 %) et Fabien Roussel (1 %).
L’Occitanie, un terrain favorable à Mélenchon
Avec 21 %, Jean-Luc Mélenchon réalise en Occitanie son deuxième meilleur score régional, derrière l’Île-de-France où il atteint 26 %. En revanche, dans les Pays de la Loire, Édouard Philippe obtient 21 % des intentions de vote, contre seulement 13 % pour le leader insoumis. En Bretagne, l’ancien Premier ministre devance également Mélenchon, avec 20 % contre 17 %.
Les 39 % de Marine Le Pen placent l’Occitanie au même niveau que la Nouvelle-Aquitaine et la Normandie, selon Odoxa. La candidate du Rassemblement national obtient des scores plus élevés dans les Hauts-de-France (44 %), le Grand Est (43 %) et l’ensemble Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse (42 %).
Un sondage réalisé avant la primaire de la gauche
L’enquête a été réalisée du 24 septembre au 7 octobre 2026, avant la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate. Ses éventuelles conséquences sur les intentions de vote ne sont donc pas mesurées. Le sondage teste également plusieurs candidatures à gauche, dont celles de Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier.
L’étude repose sur 12 005 personnes interrogées en France, dont 999 en Occitanie. Un échantillon régional conséquent, mais des marges d’erreur plus importantes qu’au niveau national. De quoi dessiner les rapports de force à moins de sept mois de la présidentielle, sans préjuger du résultat dans les urnes.