L'Union syndicale lycéenne (USL) et le syndicat Les Lycéens ! appellent à une nouvelle journée de mobilisation le 17 octobre, après l'échec de la troisième réunion avec le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray. Les deux organisations dénoncent l'absence d'avancées sur leurs revendications et entendent maintenir la pression sur le gouvernement.
Une réunion infructueuse avec le ministre
Jeudi soir, les organisations lycéennes ont rencontré Edouard Geffray pour la troisième fois depuis le début du mouvement. Malgré les discussions, aucune avancée significative n'a été obtenue sur des sujets clés comme l'état des établissements scolaires, Parcoursup et les emplois du temps. Dénonçant un manque d'écoute, les représentants de l'USL ont quitté la réunion au bout d'une heure et ont annoncé leur intention de boycotter le prochain rendez-vous, prévu lundi.
L'USL souhaite désormais porter ses revendications directement auprès de Matignon, tandis que Les Lycéens ! partagent la même déception. Les deux organisations maintiennent leur appel à manifester le 17 octobre et entendent poursuivre la mobilisation pendant les vacances et à la rentrée.
Les blocages se poursuivent en France
Les blocages et les manifestations se sont poursuivis jeudi dans toute la France, notamment à Bordeaux, Lille, Aubervilliers et Lyon. En Gironde, Edouard Geffray s'est rendu au lycée Les Iris de Lormont, partiellement saccagé le 8 octobre. Le ministre a défendu les mesures déjà annoncées, notamment le recrutement de 3.000 enseignants remplaçants, et promis de nouvelles annonces sur Parcoursup d'ici fin octobre.
De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé les violences accompagnant certaines mobilisations. Malgré l'approche des vacances scolaires, les organisations lycéennes ont affiché leur détermination à poursuivre le mouvement.
Polémique au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis
La journée de jeudi a été marquée par une vive polémique au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, l'un des foyers de la contestation. Des enseignants et personnels ont dénoncé l'intervention « violente » de policiers en civil venus interpeller un élève dans l'enceinte de l'établissement. Selon plusieurs témoignages, des adultes auraient été bousculés ou frappés en tentant de s'interposer, provoquant l'indignation de la communauté éducative.
Selon plusieurs témoignages, l'adolescent aurait été convoqué dans le bureau du proviseur avant d'être arrêté par les forces de l'ordre. Cette intervention a suscité une vive indignation parmi les enseignants et les personnels de l'établissement.
Les organisations lycéennes, déterminées à poursuivre le mouvement, appellent à une nouvelle journée de mobilisation le 17 octobre. Elles entendent maintenir la pression sur le gouvernement, malgré l'approche des vacances scolaires.