À un an des élections municipales de 2026 à Nîmes, plusieurs personnalités locales, anciens candidats ou figures influentes, suscitent des interrogations sur leur rôle dans le débat politique. Sans soutien affiché de partis, certains pourraient peser dans la campagne, que ce soit comme porte-parole, animateurs de listes citoyennes ou simples observateurs engagés.
Steve Calligaro : un patron engagé mais pas candidat
Steve Calligaro, président de l'Union patronale du Gard (UPE), proche du Medef et du Rugby club nîmois, est très actif dans la vie locale. Il met en avant les valeurs du rugby et leur dimension sociétale. Interrogé sur une possible candidature, il répond : « J'ai un engagement du Medef qui exclut tout engagement politique. Mon mandat court jusqu'en 2027. Je suis un interlocuteur des politiques, mais pas un acteur. » Il se voit davantage comme un porte-parole des entreprises et organise des rencontres entre entrepreneurs et élus, comme celle avec le numéro deux d'Horizons. Il a par ailleurs démissionné de la Chambre de commerce et d'industrie.
David Tebib : le handballeur tourné vers la jeunesse
David Tebib, président du club de handball USAM, avait été tête de liste en 2020 avec 5,39 % des voix. Sondé par des candidats pour 2026, il refuse de revenir dans l'arène politique : « Je peux faire de la politique en menant des actions pour la jeunesse. » Il prépare une action d'envergure avec son association « Tout est toujours possible », à l'image de la venue de Kylian Mbappé à Nîmes en 2022.
Jean-Paul Boré : un programme sans étiquette
Jean-Paul Boré, ex-conseiller régional et tête de liste TPNA (Tous pour Nîmes et son agglomération) en 2014 (9,23 %), travaille sur un programme concret axé sur la sécurité, la culture, le sport pour tous et la rénovation du stade des Costières. Il critique la politique des transports. « Ce n'est pas une question de rentrer dans une liste. On travaille pour l'intérêt général », dit-il. Il n'exclut pas des discussions, mais sur la base de son programme, et refuse tout rapprochement avec les extrêmes.
Une liste citoyenne en préparation
Jean-Marc Philibert, troisième sur la liste du Parti animaliste en 2020, lance « Vivons Nîmes », une liste citoyenne dont il sera tête de liste en septembre. Il veut redonner du pouvoir d'achat via l'économie solidaire, créer un « grand chamboulement » sur la sécurité avec une police intercommunale et des gardes champêtres, et ouvrir des maisons des droits et devoirs dans les quartiers. Il n'oublie pas la protection du vivant.
Marc Taulelle et l'union des droites
Marc Taulelle, ancien référent de Reconquête proche de Marion Maréchal, élu en 2020 sur la liste Fournier, siège au conseil municipal. Il espère « une union des droites » et a des contacts réguliers avec le RN. Il regrette que LR manque de courage et se « claquemure ». Selon lui, si l'union se faisait, la victoire serait certaine.
D'autres listes pourraient émerger d'ici 2026, avec l'obligation de trouver 59 colistiers. Ces personnalités, sans parti, pourraient jouer un rôle clé dans la recomposition politique nîmoise.



