Deux diplomates français retenus pendant quatre heures à Téhéran
Deux diplomates français en Iran ont été retenus dimanche pendant quatre heures par les services de sécurité iraniens, selon Paris, qui dénonce un acte d'intimidation grave. Le conseiller culturel de l'ambassade de France aurait été malmené physiquement, et les deux agents se sont vu confisquer leurs téléphones, privés de tout contact avec l'ambassade et verbalement intimidés.
L'Iran nie les mauvais traitements
Mercredi, un responsable du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Tanhaei, a assuré que les diplomates n'avaient pas été maltraités. Selon lui, les services de sécurité ont interrogé les deux Français après qu'ils ont tenu une réunion avec des individus visés par des enquêtes de sécurité. "Les agents de sécurité ont transféré les deux individus à la police diplomatique dès qu'ils ont compris leur lien avec l'ambassade de France", a-t-il déclaré, niant tout acte d'intimidation.
Paris dément et rappelle les faits
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a démenti cette version. "Les deux diplomates étaient dans l'exercice de leurs fonctions, dans un entretien professionnel avec un fournisseur de l'ambassade", a-t-il déclaré mardi sur BFMTV. Les deux diplomates sont attendus ce mercredi en France.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait averti lundi son homologue iranien Abbas Araghchi que l'incident ne resterait pas "sans conséquence". Mardi, le Quai d'Orsay a convoqué le chargé d'affaires iranien à Paris pour protester contre cet incident "inacceptable".
L'Iran critique le comportement des diplomates
Dans un message sur Telegram, Abbas Araghchi a qualifié les agissements des deux diplomates de "non conventionnels et non professionnels", sans donner plus de détails. "Le respect des lois et règlements du pays hôte et l'adhésion aux principes et normes diplomatiques reconnus sont nécessaires à la poursuite des activités des missions étrangères", a-t-il écrit.
Un acte contraire aux conventions diplomatiques
Pascal Confavreux a estimé que cet incident était "le prolongement de pressions qui sont exercées depuis plusieurs mois, plusieurs semaines, sur nos actions de coopération culturelle qui sont perçues comme certains au sein du régime probablement comme des menaces". Il a qualifié l'acte de "contraire à toutes les conventions diplomatiques".
La France exige que les autorités iraniennes fassent la lumière sur cet incident, punissent les auteurs et assurent la sécurité de ses emprises et de ses agents, conformément à leurs obligations internationales.



