Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a accordé, ce mercredi 12 novembre, une grâce à l'écrivain Boualem Sansal, âgé de 76 ans, détenu depuis novembre 2024. Cette décision a suscité une vive réaction de satisfaction de la part du maire de Montpellier, Michaël Delafosse.
Une libération attendue
Boualem Sansal, écrivain franco-algérien, était incarcéré depuis le 16 novembre 2024. Sa grâce, annoncée ce mercredi, met fin à une détention qui avait provoqué une vague d'indignation en France et à l'international. Le maire de Montpellier n'a pas caché son soulagement sur le réseau social X : « Quelle joie d'apprendre la grâce accordée à Boualem Sansal, qui va enfin retrouver la liberté. Il n'aurait jamais dû traverser une telle épreuve. »
Le rôle de l'Allemagne salué
Michaël Delafosse a également tenu à remercier le président allemand Frank-Walter Steinmeier pour son intervention décisive. Selon le communiqué officiel algérien, le président Tebboune a répondu favorablement à une demande de son homologue allemand, motivée par des raisons humanitaires, notamment l'âge avancé de l'écrivain et son état de santé fragile. Boualem Sansal avait été condamné en appel à cinq ans de réclusion en juillet dernier.
Le maire de Montpellier a rappelé l'engagement de sa ville pour la libération de l'écrivain : « La Ville de Montpellier a été très engagée pour sa libération. Un auteur n'a rien à faire en prison. » Boualem Sansal avait d'ailleurs participé à la Comédie du livre de Montpellier en 2013.
Cette grâce met un terme à une année de détention pour l'écrivain, qui devrait pouvoir bénéficier de soins médicaux en Allemagne. La nouvelle a été accueillie avec soulagement par de nombreux défenseurs de la liberté d'expression.



