Le nouveau plan d'investissement pour la défense présenté par le Premier ministre britannique Keir Starmer est vivement critiqué par l'opposition et certains experts. Le gouvernement travailliste propose d'augmenter les dépenses militaires à 2,5 % du PIB d'ici 2030, mais les modalités de financement restent floues, ce qui suscite des inquiétudes.
Un engagement jugé insuffisant
L'annonce de Starmer, faite le 1er juillet 2026, vise à répondre aux menaces sécuritaires croissantes, notamment face à la Russie. Cependant, le Parti conservateur estime que cet objectif est trop modeste. « Nous avons besoin de 3 % du PIB pour assurer notre défense », a déclaré le porte-parole conservateur à la défense, James Cartlidge, lors d'un débat parlementaire. Selon lui, le plan de Starmer ne fait que rattraper le retard accumulé sous le précédent gouvernement.
Des questions sur le financement
Le gouvernement n'a pas précisé comment il compte financer cette hausse, qui représenterait environ 15 milliards de livres supplémentaires par an. Des économistes pointent un risque de nouvelles coupes dans d'autres budgets publics. « Sans une stratégie claire, cet engagement risque de rester lettre morte », a averti l'Institut d'études fiscales (IFS).
Par ailleurs, des voix s'élèvent au sein même du Parti travailliste pour critiquer l'absence de priorité accordée à la diplomatie. « Investir dans la défense est nécessaire, mais pas au détriment de l'aide au développement », a souligné la députée travailliste Sarah Jones.
Un contexte géopolitique tendu
Cette annonce intervient alors que le Royaume-Uni cherche à renforcer son rôle au sein de l'OTAN. Starmer a justifié ce plan par la nécessité de « protéger les citoyens britanniques et de contribuer à la sécurité collective ». Toutefois, les critiques estiment que le calendrier est trop lent face aux menaces immédiates.
Le débat sur le financement de la défense devrait se poursuivre dans les semaines à venir, alors que le gouvernement prépare son budget d'automne.



