Un drame s'est produit à L'Union, en Haute-Garonne, où un enfant de trois ans a perdu la vie. Sa mère et son beau-père ont été placés en garde à vue, soupçonnés de meurtre sur mineur de moins de 15 ans.
Les faits
Selon les informations communiquées par le parquet de Toulouse, les faits se sont déroulés dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 juin 2025. Les secours ont été alertés pour un enfant en arrêt cardio-respiratoire au domicile familial situé à L'Union, une commune de la banlieue toulousaine. Malgré l'intervention des pompiers et du SAMU, l'enfant n'a pu être réanimé.
L'autopsie, réalisée le 29 juin, a révélé des lésions internes évoquant des traumatismes violents. Le parquet a alors ouvert une enquête pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans, confiée à la brigade de recherches de Toulouse.
Les gardes à vue
La mère de l'enfant, âgée de 27 ans, et son beau-père, âgé de 32 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue dans la foulée. Ils sont entendus par les enquêteurs. Selon une source proche du dossier, "les premiers éléments laissent penser à des violences répétées". Le parquet a précisé que les gardes à vue pouvaient durer jusqu'à 96 heures en raison de la qualification criminelle.
Un contexte familial sous surveillance
Selon les informations recueillies par Libération, la famille était déjà connue des services sociaux. Une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) avait été mise en place pour l'enfant aîné, un garçon de six ans, mais pas pour la victime. Le beau-père était également connu pour des faits de violences conjugales.
Un voisin, interrogé par nos soins, a déclaré : "On entendait souvent des cris et des pleurs venant de chez eux. C'était inquiétant, mais on n'osait pas intervenir."
Réactions des autorités
La maire de L'Union, Nadine Pradère, a exprimé sa consternation : "C'est une tragédie insoutenable. Nous sommes en contact avec les services de l'État pour suivre cette affaire de près."
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du décès. Les auditions se poursuivent pour établir la responsabilité de chacun. L'enfant a été pris en charge par les services funéraires, et une cellule psychologique a été mise en place pour les proches et les témoins.



