La Russie a mené, dans la nuit de jeudi à ce vendredi 9 janvier, une frappe massive contre l’Ukraine, utilisant notamment le missile hypersonique Orechnik. Ces frappes, présentées comme une riposte à une attaque présumée contre une résidence de Vladimir Poutine, ont visé des infrastructures énergétiques et des sites de drones. Un avertissement de plus pour les Européens.
Une frappe massive revendiquée par Moscou
La Russie a frappé dans la nuit de jeudi à ce vendredi des "cibles stratégiques" en Ukraine à l’aide du missile hypersonique Orechnik, a annoncé le ministère russe de la Défense dans un communiqué. Les forces armées russes ont lancé une "frappe massive avec des armes de haute précision à longue portée, notamment le complexe mobile de missiles terrestres de moyenne portée Orechnik", ainsi que des drones, a expliqué le ministère.
Ces frappes, dont le nombre n’a pas été précisé, sont intervenues "en réponse à l’attentat terroriste perpétré par le régime de Kiev" contre une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, dont l’Ukraine affirme qu’il s’agit d’un "mensonge". D’après le ministère ukrainien des Affaires étrangères, ces frappes ennemies massives étaient destinées à "tester" les alliés de Kiev.
Bilan humain et matériel
Selon le ministère russe, les frappes ont touché des sites de fabrication de drones "utilisés pour l’attaque terroriste" et des infrastructures énergétiques, sans indiquer lesquels. Les bombardements d’ampleur menés pendant la nuit par la Russie en Ukraine ont fait quatre morts à Kiev. L’Ukraine redoutait que la Russie utilise de nouveau l’Orechnik, un missile qui, selon le président russe, peut atteindre la vitesse de Mach 10, soit plus de 12 000 km/h.
Déploiement au Bélarus et utilisation antérieure
Il a déjà été déployé mi-décembre au Bélarus, pays allié de la Russie, avait annoncé alors son président Alexandre Loukachenko. L’Orechnik, capable de frapper avec des ogives nucléaires des cibles à plusieurs milliers de kilomètres, a été utilisé pour la première fois avec des têtes conventionnelles en novembre 2024 contre la ville de Dnipro, dans le centre-est de l’Ukraine.
Sur le même sujet, la guerre en Ukraine continue de susciter des réactions internationales, avec des livraisons d'armements comme le char allemand Lynx KF41 ou le système de défense britannique Gravehawk, tandis que Moscou menace de recourir à nouveau à l’Orechnik.



