La Fédération italienne de football (FIGC) a annoncé ce mardi le retour de Roberto Mancini au poste de sélectionneur de l'équipe nationale, une décision prise dans l'urgence pour tenter de mettre un terme à la crise qui secoue le football italien depuis plusieurs mois. L'ancien entraîneur de l'Inter Milan et de Manchester City, qui avait déjà dirigé la Nazionale entre 2018 et 2023, a signé un contrat de trois ans, soit jusqu'à la Coupe du monde 2030.
Un retour inattendu pour stabiliser la barre
Mancini, 62 ans, avait pourtant quitté son poste en août 2023 après avoir conduit l'Italie à la victoire à l'Euro 2021. Son départ avait été suivi d'une période mouvementée, marquée par l'échec de la qualification pour la Coupe du monde 2022 au Qatar et des résultats mitigés sous la direction de Luciano Spalletti, qui n'a pas réussi à redresser la barre. La FIGC a donc choisi de faire appel à celui qui reste le dernier entraîneur à avoir offert un titre à l'Italie.
« C'est un honneur de revenir servir mon pays. Je suis conscient des défis qui nous attendent, mais je suis confiant dans le potentiel de cette équipe », a déclaré Mancini lors de la conférence de presse. Le président de la FIGC, Gabriele Gravina, a ajouté : « Roberto est l'homme de la situation. Il a déjà prouvé sa capacité à rassembler et à gagner. »
Une situation sportive préoccupante
L'Italie pointe actuellement à une modeste 9e place au classement FIFA, loin de son rang historique. Les récents matches de qualification pour l'Euro 2028 ont déçu, avec deux défaites contre des équipes considérées comme inférieures. Le pays n'a plus remporté de match de compétition majeure depuis l'Euro 2021.
Selon les statistiques de la FIGC, Mancini a un bilan de 25 victoires, 10 nuls et 5 défaites lors de son premier passage, un taux de succès de 62,5 %. Son objectif immédiat sera de qualifier l'Italie pour la prochaine Coupe du monde, dont les éliminatoires débutent en 2027.
Les réactions du monde du football
La décision a suscité des réactions mitigées. Si certains voient en Mancini un sauveur, d'autres critiquent le manque de vision à long terme. « C'est un retour en arrière, on aurait dû miser sur un jeune entraîneur », a estimé l'ancien international Gianni Rivera. De son côté, le capitaine de la Nazionale, Lorenzo Pellegrini, a salué la nomination : « Mancini connaît la maison, il sait ce que signifie porter ce maillot. »
Le contrat de Mancini prévoit une clause de résiliation si l'Italie ne se qualifie pas pour la Coupe du monde 2030, ce qui montre l'urgence de la situation. La FIGC espère que son expérience et son charisme suffiront à sortir le football italien de ce qu'elle qualifie de « chaos ». Les premiers matches de Mancini auront lieu en septembre lors des éliminatoires de l'Euro 2028, contre la Lettonie et l'Arménie.



