Le conseil municipal de Vauvert s'est achevé ce lundi 20 juillet 2026 dans un climat de forte tension, principalement autour du Contrat local d'accompagnement à la scolarité (Clas). Restrictions budgétaires, réorganisation du service et échanges nourris sur la situation financière de la commune ont marqué les derniers débats. La séance se déroulait tranquillement et à l'unanimité jusqu'à la dernière délibération portant sur le Clas, et ce fut le clash.
Le Clas déclenche les premières tensions
Une question de l'opposition sur le Contrat local d'accompagnement à la scolarité, des actions périscolaires pour les enfants en difficulté, a provoqué une vive réaction du maire Nicolas Meizonnet. Magali Nissard, élue de l'opposition, s'étonnait de la suppression de postes, de la diminution des horaires et de la réorganisation du service.
Nicolas Meizonnet a d'abord apporté des éléments concrets, rappelant que la municipalité souhaitait concentrer ce service soutenu par la CAF au quartier prioritaire. Il a ensuite élargi son propos à la situation financière de la commune : "Nous ne pouvons pas maintenir le Clas tel qu'il était organisé. On est au bord du gouffre, voire on a amorcé la chute. Attendez-vous à d'autres mesures douloureuses pour les Vauverdois. La situation décrite au compte financier 2025 n'est rien à côté de celle de 2026, qui sera bien pire. Vous aurez à défendre au moment de l'audit et ce sera compliqué."
L'opposition demande une suspension de séance
Son intervention a duré plusieurs minutes jusqu'à ce que l'opposition demande une suspension de séance avant le vote de la dernière délibération. Sept oppositions ont suivi sans commentaire, ce qui a déclenché les critiques du maire évoquant une attitude politicienne.
La navette Vauvéo passe de 19 à 9 places
Des questions ont suivi la fin de l'ordre du jour, pour lesquelles Nicolas Meizonnet rappelait immanquablement l'économie réalisée tout en soulignant la mauvaise gestion passée. Concernant la navette Vauvéo, il a expliqué avoir changé le contrat pour un véhicule de 9 places au lieu de 19, suffisant selon les agents et gratuit grâce aux publicitaires.
Concernant les projets pour la médiathèque, le maire a annoncé des restrictions sur les dépenses en acquisitions d'ouvrages, DVD et abonnements pour 30 000 € et s'est interrogé sur le nombre de bibliothécaires en service. "J'aime lire, mais ce ne sera pas possible. Vous avez ruiné la ville. On doit raboter partout !"
Le maire dénonce une politique de "terre brûlée"
La dernière question de l'opposition concernant les mesures pour faire face à la chaleur a sonné le glas des échanges cordiaux. Tandis que le maire dénonçait la politique de terre brûlée avec disparition de fichiers, de documents et de mailing, l'élu de l'opposition Christian Sommacal a demandé au maire de prouver un tel agissement. "Vous avez bien vu les sacs-poubelles devant la mairie et les placards vides", a rétorqué Nicolas Meizonnet avant de lever la séance, malgré l'élu qui poursuivait son argumentation contestant cette accusation.
Des débats attendus en septembre
La trêve estivale devrait suspendre ces échanges avant une reprise des débats attendue en septembre, lors de conseils municipaux qui attirent régulièrement un public nombreux.



