À Alès, habitants inquiets après les menaces de la DZ Mafia contre le maire
Alès : habitants inquiets après menaces de la DZ Mafia

À Alès, dans le Gard, la population est sous le choc après les menaces proférées par la DZ Mafia, un réseau criminel lié au trafic de drogue, contre le maire de la ville, Max Roustan. Les habitants, déjà confrontés à une dégradation de leur cadre de vie, expriment leur peur et leur sentiment d'abandon.

Une ville en perdition

Alès, autrefois prospère grâce à l'industrie minière, est aujourd'hui marquée par la désindustrialisation et la montée de la délinquance. Les trafics de stupéfiants y sont omniprésents, notamment dans les quartiers sensibles comme les Cévennes ou la Prairie. Selon les témoignages recueillis, les points de deal se multiplient, et les règlements de comptes entre bandes rivales deviennent fréquents.

Un habitant du quartier des Cévennes confie : « On ne sort plus le soir, même pour promener le chien. Les dealers sont partout, et ils n'hésitent pas à montrer leurs armes. La police ne fait rien, ou trop peu. » Ce sentiment d'insécurité est partagé par de nombreux Alésiens, qui dénoncent un manque de moyens des forces de l'ordre.

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Les menaces de la DZ Mafia

La DZ Mafia, un réseau criminel originaire de Marseille, a étendu ses activités à Alès. Ses membres n'ont pas hésité à menacer directement le maire, Max Roustan, après que celui-ci a annoncé des mesures de fermeté contre le trafic de drogue. Selon des sources proches de l'enquête, les menaces auraient été proférées par téléphone et via des messages anonymes, évoquant des représailles physiques.

Le maire, qui a porté plainte, a déclaré : « Je ne céderai pas à la peur. Nous devons reconquérir notre ville, et pour cela, nous avons besoin de l'État. » Max Roustan a demandé un renforcement des effectifs de police et une présence accrue dans les quartiers sensibles.

Un sentiment d'abandon

Les habitants d'Alès se sentent abandonnés par les pouvoirs publics. « On a l'impression que l'État a laissé tomber les villes moyennes comme la nôtre. Les moyens sont concentrés sur les grandes métropoles, et nous, on doit se débrouiller seuls », déplore une commerçante du centre-ville. Selon elle, la situation s'est aggravée depuis la fermeture de nombreux services publics, comme la gendarmerie ou la poste.

Un rapport de la mairie indique que le nombre de faits de délinquance a augmenté de 30 % en deux ans, avec une hausse significative des vols avec violence et des trafics. Les habitants réclament des actions concrètes, comme l'installation de caméras de surveillance ou la création d'une brigade de police municipale renforcée.

La réponse des autorités

Face à cette situation, le préfet du Gard a annoncé l'envoi de renforts de police, mais les habitants restent sceptiques. « On a déjà eu des promesses par le passé, mais rien n'a changé. Les dealers reviennent toujours », soupire un père de famille. De son côté, le procureur de la République a promis une réponse judiciaire ferme, avec des peines exemplaires pour les trafiquants.

La DZ Mafia fait l'objet d'une enquête approfondie, mais son ancrage local semble difficile à démanteler. Selon des sources policières, le réseau dispose de plusieurs relais dans la région et bénéficie de complicités au sein de la population.

L'avenir d'Alès en question

Alès, qui a perdu près de 10 % de sa population en vingt ans, voit son avenir compromis par l'insécurité. Les jeunes quittent la ville, et les investisseurs hésitent à s'y implanter. « Si on ne fait rien, Alès deviendra une ville fantôme », alerte un élu local. Les prochaines semaines seront décisives pour restaurer la confiance et endiguer la spirale de la violence.

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