Le discours rassembleur d'Éric Ciotti, l'attitude exemplaire des associations des victimes, la présence des anciens présidents de la République ou encore les mots d'Emmanuel Macron : la cérémonie de commémoration de l'attentat du 14-Juillet 2016 a offert un rare moment d'unité, ce mardi, à Nice.
Un discours authentique et sincère
Il n'est pas de grand discours sans authenticité ni sincérité. Impossible de séparer les mots de la personne qui les prononce : le texte, la voix et le vécu de l'orateur ne doivent faire qu'un. Éric Ciotti a réussi l'exercice, hier, pour saluer les héros du 14-Juillet 2016 et pour traduire l'émotion des Niçois au lendemain du drame, dans la « chaleur accablante » de ce moment de recueillement : « On vit se dresser un peuple. Et ce fut comme si l'ardeur du soleil avait disparu. Un frisson parcourut l'échine de chacun, et nous avons tous eu froid en ce jour de juillet. »
Unité des familles et de la classe politique
Le même frisson a parcouru la tribune des familles des victimes, des autorités et des invités du protocole qui s'est levée comme un seul homme pour applaudir le discours du maire de Nice. Un moment d'unité bienvenu après une campagne municipale qui a divisé la cité. Les représentants des associations des victimes et de leurs familles ont affiché la même union en s'affichant côte à côte pour prendre la parole à tour de rôle. Tout comme la classe politique réunie à Nice dans un moment de communion comme la République sait encore les observer.
Présences marquantes
Les deux anciens présidents, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont pris le temps de discuter malgré leur inimitié. Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, qui étaient respectivement Premier ministre et ministre de l'Intérieur au moment de l'attentat, avaient fait le déplacement. Et l'ancien maire, Christian Estrosi, était évidemment au premier rang.
Le message d'Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a été bien inspiré de rappeler que « l'idéologie islamiste » à l'œuvre dans les récentes attaques terroristes qui ont frappé Nice avait pour but de « dresser les uns contre les autres » et de « transformer le deuil en haine ». Peine perdue à chaque fois. « L'indivisibilité de la République est notre plus grande force », a insisté le chef de l'État. Pour preuve, ce mardi, la présence jugée opportuniste de Marine Le Pen et de Jordan Bardella n'était même plus un sujet.



