Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a fermement contesté mardi 2 juillet 2026 avoir menacé ou intimidé le maire de Nice, Éric Ciotti, tout en reconnaissant de vives tensions politiques entre les deux hommes sur fond d’alliances locales avec le Rassemblement national (RN).
« Je n’ai menacé personne »
« Je crois sincèrement que nos chicaillades niçoises n’ont rien à faire dans le débat aujourd’hui », a balayé Philippe Tabarot sur le plateau de franceinfo, évoquant une simple « discussion » entre deux élus qui se connaissent « depuis longtemps ». Il a fermement nié toute intimidation : « Je n’ai menacé personne. (…) Ce n’est pas ma manière de faire. »
Un conflit lié au rapprochement avec le RN
Interrogé sur leur inimitié notoire, le ministre des Transports a admis à demi-mot une situation délétère : « Ça, c’est plutôt le cas ». Il a expliqué : « Je ne l’ai pas (suivi) dans ces choix politiques de proximité avec le Rassemblement national et j’ai cru comprendre qu’il m’en voulait pas mal. »
Des accusations graves de Ciotti
Mi-juin, Éric Ciotti avait demandé au Premier ministre de démettre Philippe Tabarot de ses fonctions. Le maire de Nice accuse le ministre de l’avoir injurié publiquement en le traitant notamment de « nabot » et d’avoir proféré des menaces, affirmant qu’il allait le « faire disparaître » en lui « envoyant des Géorgiens ». Les faits présumés se seraient déroulés le 14 juin dernier lors de la visite officielle du président Emmanuel Macron à Nice aux côtés du Premier ministre indien Narendra Modi. À la suite de cet épisode, Éric Ciotti a annoncé le dépôt d’une requête devant la Cour de justice de la République (CJR).
Une brouille politique ancienne
Les relations entre les deux figures politiques des Alpes-Maritimes se sont fortement détériorées depuis la création de l’Union des droites pour la République (UDR) par Éric Ciotti et son rapprochement avec le RN. Auparavant alliés au sein du parti Les Républicains (LR), les deux hommes s’affrontent désormais par l’intermédiaire de leurs courants respectifs, notamment dans la perspective des élections sénatoriales de septembre prochain.



