Municipales 2026 à Sète : un panorama complet des soutiens politiques
Les élections municipales à Sète, dont le premier tour est prévu le 15 mars 2026, mettent en lumière une mosaïque complexe de soutiens et d'investitures partisanes. Les candidats dévoilent progressivement leurs alliances, créant un paysage politique diversifié où chaque étiquette compte.
L'union citoyenne de gauche et écologiste se structure
Laura Seguin, tête de liste « Nouvelles Pages », a été la première à officialiser ses soutiens dès la mi-octobre. Bien que non encartée, elle bénéficie de l'investiture de La France Insoumise (LFI), des Écologistes et du Parti Communiste Français (PCF), avec dix-huit colistiers étiquetés au total. Cet accord scelle ce qu'elle nomme « l'union citoyenne de gauche et écologiste ».
Sur son programme de campagne, les logos de Génération.s, le mouvement fondé par Benoît Hamon, et du Parti occitan apparaissent discrètement. Initialement partenaire, le Parti animaliste a cependant choisi de faire bande à part. À noter également que Daniel Pilaudeau sera le candidat investi par Lutte ouvrière.
Une liste républicaine et humaniste au centre-gauche
Sébastien Denaja présente la liste « Allons ensemble », qu'il décrit comme composée à 80 % de la société civile et se revendiquant « républicaine et humaniste ». Élu régional PS, il a obtenu le soutien de plusieurs formations : Génération écologie, Place publique, le Parti radical de gauche, le Parti socialiste (PS) et L'Engagement, le mouvement fondé par Arnaud Montebourg.
Le Parti animaliste cherche la parité
Le Parti animaliste de l'Hérault a confirmé sa volonté de constituer des listes autonomes pour asseoir son implantation territoriale. À Sète, il a investi Josiane Amarger comme tête de liste. Cependant, elle lance « un appel aux hommes » pour atteindre l'obligation de parité et pouvoir déposer sa liste complète de quarante-trois noms.
Le Rassemblement national et ses alliés
Sébastien Pacull est clairement investi par le Rassemblement national (RN) depuis octobre. Ses affiches arborent également les logos de l'Union des droites pour la République (UDR) et du Rassemblement pour la République (RPR), un micro-parti ressuscité l'an dernier. Il a aussi reçu le soutien d'Identité-Libertés, le parti présidé par Marion Maréchal.
La droite et le centre unis contre l'extrême gauche
Hervé Marquès, candidat « Protégeons l'avenir », n'est encarté dans aucun parti mais bénéficie du soutien de plusieurs formations de droite et du centre : Les Républicains (LR), UDI, Modem, Renaissance et Horizons. Ces partis « ne souhaitent pas voir l'extrême gauche prendre la Ville ». Il a également reçu le soutien d'Audrey Cavaillé, candidate de Reconquête aux législatives de 2022.
Un candidat « homme libre » au-dessus des partis
Enfin, Pascal Pintre, tête de liste « Agir pour Sète », adopte une stratégie unique : il ne revendique aucun soutien politique ni étiquette. Il se présente comme un « homme libre », « au-dessus des logiques partisanes », bien qu'il ne renie pas sa proximité passée avec François Commeinhes et la droite sétoise.
Ce panorama révèle ainsi des stratégies variées, allant des alliances affichées aux positions indépendantes, dans une campagne où chaque candidat cherche à élargir son spectre politique pour séduire les électeurs sétois.



