Municipales 2026 : une représentation féminine en net recul dans les grandes villes
Les résultats du second tour des élections municipales 2026 révèlent une situation préoccupante concernant la parité dans les plus grandes villes de France. Sur les quarante-deux communes comptant plus de cent mille habitants, seulement huit seront désormais dirigées par des femmes à l'issue de ce scrutin. Ce chiffre marque un net recul par rapport à l'élection précédente de 2020, où onze femmes occupaient ces fonctions de premier plan.
Six réélues et deux nouvelles élues
Parmi ces huit femmes maires, six ont été réélues ce dimanche, confirmant ainsi leur ancrage local et la confiance de leurs administrés. On retrouve notamment la socialiste Nathalie Appéré à Rennes, la candidate divers droite Josée Massi à Toulon, ainsi que Nathalie Koenders du Parti socialiste à Dijon. Deux nouvelles figures féminines accèdent également à ces responsabilités : Laurence Ruffin, représentant l'union de la gauche et des écologistes, qui a battu Alain Carignon des Républicains à Grenoble, et Catherine Trautmann du Parti socialiste, qui retrouve la mairie de Strasbourg après l'avoir déjà dirigée à deux reprises par le passé.
Trois mairies passent de femmes à des hommes
Le scrutin a également été marqué par la perte de trois mairies jusqu'alors dirigées par des femmes, désormais confiées à des hommes. À Paris, Emmanuel Grégoire du Parti socialiste remplace la maire sortante Anne Hidalgo, également socialiste, après sa victoire contre la candidate LR Rachida Dati. À Besançon, le candidat Ludovic Faugaut des Républicains a détrôné la maire sortante écologiste. Enfin, à Mulhouse, le candidat indépendant Frédéric Marquet l'emporte face à la sortante divers droite Michèle Lutz.
Un recul encore plus marqué dans les plus grandes métropoles
La situation est particulièrement frappante lorsqu'on examine les dix plus grandes villes de France. Seulement deux d'entre elles ont été remportées par des femmes lors de ces élections : à Nantes, où la socialiste Johanna Rolland entame un troisième mandat, et à Strasbourg avec l'élection de Catherine Trautmann. Ce chiffre représente un recul significatif par rapport à 2020, où la moitié des dix plus grandes métropoles étaient dirigées par des femmes.
En 2020, outre Anne Hidalgo à Paris, Jeanne Barseghian à Strasbourg et Johanna Rolland à Nantes, la socialiste Martine Aubry avait été élue maire de Lille. Suite à son départ, elle avait choisi Arnaud Deslandes pour lui succéder en 2025. De son côté, l'écologiste Michèle Rubirola avait remporté la mairie de Marseille, avant de la céder six mois plus tard à Benoît Payan, son premier adjoint, pour des raisons de santé.
Cette tendance à la baisse de la représentation féminine dans les plus hautes fonctions municipales interroge sur l'évolution de la parité en politique locale et sur les obstacles persistants auxquels se heurtent les femmes candidates aux responsabilités exécutives dans les grandes collectivités territoriales.



