Après neuf années à la présidence de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier préside ce vendredi 26 juin sa dernière assemblée plénière. Il a confirmé lors du déjeuner de presse de veille de plénière qu'il ne sera plus président du Conseil régional en septembre prochain, car il est candidat aux élections sénatoriales du 27 septembre dans les Bouches-du-Rhône.
Une candidature sénatoriale assumée
À 67 ans, Renaud Muselier affiche une grande confiance, estimant que l'union de la droite et du centre pourrait permettre à son camp de remporter quatre sièges au Sénat. Il déclare : « Pour gagner, il faut additionner. À Marseille, on sait faire. Avec Jean-Claude (Gaudin), on a fait l'UMP avant l'UMP, le bloc central avant le bloc central et ça a marché. » Pour maximiser les chances, il a accepté de ne pas être tête de liste, occupant la deuxième place derrière Brigitte Devésa (UDI) et devant Valérie Boyer (LR), une décision validée par Gérard Larcher, Bruno Retailleau et Roger Karoutchi. Il précise avec humour : « Mais c'est moi qui piloterai la campagne, selon ma méthodologie. »
La lutte contre l'extrême droite comme motivation
Renaud Muselier justifie son départ par la nécessité de faire barrage au Rassemblement national au niveau national : « Dans le contexte national actuel, avec la menace de l'extrême droite qui plane sur le pays, la mère des batailles se passera là-haut à Paris. Et je ne pourrai pas y participer en restant président de région. » Il rejette les accusations de fuite avant les régionales de 2028, affirmant n'avoir jamais fui un combat, politique ou physique. Il prévoit de rester conseiller régional spécial pour les Jeux olympiques d'hiver 2030, les Bouches-du-Rhône et la recherche de financements européens.
GIP Grand Prix de France : aucune alerte des commissaires aux comptes
Interrogé sur le rapport définitif de la chambre régionale des comptes concernant le groupement d'intérêt public Grand Prix de France, Renaud Muselier a réagi avec sérénité. Il souligne que la CRC relève un manque de transparence et une présentation orientée des éléments budgétaires, mais aussi l'absence d'alerte des commissaires aux comptes. Il indique avoir demandé un audit flash en octobre 2022 et un audit approfondi en février 2023, transmis au conseil d'administration du GIP. Dès la connaissance d'irrégularités, la Région a saisi le procureur de la République le 2 mars 2023, conformément à l'article 40 du code de procédure pénale.



